Par: paperJam.lu | Publié le 25.03.2005 1:00
Cetrel
Agent de communication à la clientèle; Agent administratif du secteur financier; Opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication du secteur financier.
Cetrel compte aujourd'hui 180 employés, à sa tête un comité de direction composé de 3 directeurs supportés par 6 sous-directeurs.
Quelles ont été les bases de votre réflexion pour franchir le pas et devenir PSF? Quel business model avez-vous privilégié?
Spécialisé dans les systèmes de gestion de paiement, Cetrel a été formée sous forme d'une société coopérative en 1985 par les banques luxembourgeoise dans le retail banking ainsi que par l'entreprise des P&T. Le rôle de Cetrel consiste à offrir à la clientèle des banques coopératrices le confort le plus large possible dans le domaine des systèmes de gestion de cartes. En complément, Cetrel gère le système de porte-monnaie électronique, et est également actif dans le commerce électronique, opère le système de compensation électronique Lipsnet, le système centralisé des domiciliations ainsi que le système de reporting réglementaire Librac.
Etant au coeur des flux monétiques il était tout à fait naturel que Cetrel franchisse le pas pour se mettre en conformité avec les nouvelles réglementations. Cetrel est aujourd'hui actif dans les trois catégories de PSF (agent de communication à la clientèle, agent administratif du secteur financier et opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication du secteur financier).
Considérez-vous ce statut comme un prolongement de votre activité ou bien un nouveau défi à relever?
En effet, ce statut nous permet de réfléchir à un prolongement voire même à une diversification des nos activités. Depuis notre passage en PSF, Cetrel offre une série de services hautement spécialisés dans les réseaux de communication sécurisés (ISP, site hosting, supervision ou la gestion de firewalls).
Quelle est votre propre perception de l'évolution du secteur financier, au regard de ces nouveaux PSF qui arrivent: sont-ils déjà bien acceptés? Ou bien la greffe mettra-t-elle un certain temps avant de prendre?
Je pense qu'aujourd'hui la valeur du statut PSF est reconnue et bien acceptée. Malheureusement la plupart des sociétés qui ont obtenu le statut de PSF continuent simplement à faire leur métier, certes sur une base légale bien réglementée, mais ce qui manque par contre sont de nouvelles propositions de valeurs.
Estimez-vous que le marché est, désormais, de plus en plus concurrentiel' Y aura-t-il, à terme, des rapprochements (des synergies?) entre certains nouveaux PSF à prévoir?
Il est évident que pour certains acteurs le fait de passer en PSF est une question de survie. Forcément il doit y avoir des rapprochements et des synergies. Ces rapprochements seront également bénéfiques pour le marché car les synergies favoriseront la naissances de nouvelles propositions de valeur. Cetrel est activement impliqué dans des réflexions stratégiques avec plusieurs sociétés.
Dans le cas des prestations informatiques, estimez-vous que la mutualisation des applications est, d'une façon ou d'une autre, une voie d'avenir?
Les institutions financières au Luxembourg doivent rester compétitives par rapport à une concurrence internationale. Par la mutualisation les banques peuvent spécialiser des équipes, réduire les coûts, augmenter la productivité et donc forcément améliorer la compétitivité. Ce sont les mêmes réflexions qui ont menées les banques à la création de Cetrel il y a 20 ans.

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