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Par: paperJam.lu  |  Publié le 25.03.2005 1:00

Steria PSF Luxembourg


(Témoignage de Charles Mandica, membre du comité de direction)

Opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication du secteur financier.

Steria PSF Luxembourg est une société anonyme de droit luxembourgeois filiale à 100% de Steria Benelux SA/NV
- Comité de direction: Jean-Pierre Ledure et Charles Mandica
- 40 employés
- Nos clients: les grandes banques de place
- Mission: infogérance d'infrastructures IT avec accent sur leur robustesse et leur sécurisation



Quelles ont été les bases de votre réflexion pour franchir le pas et devenir PSF? Quel business model avez-vous privilégié?


L'agrément PSF pour prestataires IT a été conçu à l'intention des prestataires en infogérance, c'est-à-dire. ceux dont la nature de l'activité donne accès, de manière directe ou indirecte, à des données confidentielles et qui acceptent de porter avec elles la responsabilité qu'ont les banques de préserver les données de leurs clients. L'infogérance étant l'une de nos activités essentielles (avec le consulting IT et les projets d'intégration), nous avons considéré qu'obtenir l'agrément PSF était pour nous une nécessité vitale.



Nous l'avons également ressenti comme une opportunité de croissance et d'ancrage fort au Grand-Duché. Steria a voulu marquer la singularité de l'agrément PSF en l'introduisant dans la dénomination juridique de l'entité dès avril 2004. Notre business model repose sur des relations contractuelles pluriannuelles avec nos clients comprenant des engagements de résultats quant au coût de nos prestations en même temps qu'en ce qui concerne leur qualité exprimée dans des Service Level Agreements spécifiques.



Comment s'est opéré la "scission' avec l'activité "historique" de votre société?


Sans douleur: la succursale Steria Benelux était au Luxembourg particulièrement présente dans les banques déjà, le secteur public, la santé et l'industrie. Le personnel actif dans le secteur financier a été transféré dans Steria PSF, et une douzaine de nouveaux collaborateurs a été embauchée, les contrats avec nos clients bancaires - avec leur accord - également. Aujourd'hui, Steria PSF constitue le pôle principal de l'activité de Steria au Grand-Duché.



Considérez-vous ce statut comme un prolongement de votre activité ou bien un nouveau défi à relever?


Les deux. L'activité de services auprès des banques par Steria a toujours été traditionnellement significative. De ce point de vue, il y a continuité pour nos clients et pour nous-même. L'investissement consenti par Steria montre même sa détermination à poursuivre et intensifier sa présence au Luxembourg et est de nature à conforter nos clients dans la perspective des relations à long terme que nous entendons construire avec eux.



C'est aussi un défi puisque l'obtention et le maintien du statut PSF signifie la rencontre d'exigences pointues en matière de sécurité par exemple,et que ces exigences doivent être (davantage) intégrées dans nos processus et dans nos façons de travailler. Etre agréé PSF se mérite.



Quelle est votre propre perception de l'évolution du secteur financier, au regard de ces nouveaux PSF qui arrivent: sont-ils déjà bien acceptés? Ou bien la greffe mettra-t-elle un certain temps avant de prendre?


Dans toute nouvelle situation et réglementation, le marché ne réagit pas d'une manière homogène, nous assistons à des sensibilisations diverses. La loi se met en place, la tendance de faire appel à des sociétés agréées PSF progresse dans un mode encore disparate suivant les établissements bancaires. Le rôle actif de la CSSF aide à donner vie à cette greffe qui est très vivante chez nos clients et naissante parfois avec nos nouvelles relations.



Estimez-vous que le marché est, désormais, de plus en plus concurrentiel' Y aura-t-il, à terme, des rapprochements (des synergies?) entre certains nouveaux PSF à prévoir?


La création d'une entité PSF au Grand-Duché signifie un investissement important. Tout le monde ne voudra ni ne pourra y consentir. On peut donc s'attendre à une consolidation du marché des services IT offerts aux banques. D'autre part, la recherche de coopérations entre sociétés de services à l'occasion de certains projets spécifiques est habituel sur ce marché. Ce qui va changer, c'est l'apparition de coopérations structurées à des échelles plus importantes et pour des durées dépassant le cadre de projets ponctuels. De tels rapprochements sont déjà en cours. Il n'en reste pas moins que des questions subsistent quant à la liberté qu'ont les sociétés PSF de procéder ainsi entre elles.



Dans le cas des prestations informatiques, estimez-vous que la mutualisation des applications est, d'une façon ou d'une autre, une voie d'avenir?


Sans aucun doute. La mutualisation des infrastructures et du personnel qui les anime permet une maîtrise des coûts sans concession sur la qualité du service. Il y a donc des motifs économiques manifestes en faveur de cette option. En outre les banques font constamment appel, par nature, à des "services applicatifs" externes pour exécuter des transactions interbancaires ou internationales, p. ex. pour accéder aux informations financières, pour effectuer des transactions boursières, en matière de gestion de risques, etc.



Il y a dans un certain nombre de cas avantage pour elles à externaliser l'accès à ce type d'applications, en effet la concentration des compétences plutôt que leur éparpillement dans chaque institution financière leur procure un avantage qualitatif et économique immédiat.


 
 
 
 
  



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