Par: paperJam.lu | Publié le 25.03.2005 1:00
Victor Buck Services
Agent de communication à la clientèle.
Structure: 46 employés
Direction Renaud Jamar et Nicolas Buck
Quelles ont été les bases de votre réflexion pour franchir le pas et devenir PSF?
Devenir PSF était une condition sine qua non pour devenir un prestataire de service dans le domaine financier car nous avions accès à des données confidentielles. Nous avons contribué à l'élaboration de la loi.
Quel business model avez-vous privilégié?
Dès le départ en 1999 notre vision était de créer une nouvelle société, une start up. Ceci nous a permis de bâtir un modèle qui n'était pas tributaire d'une quelconque structure historique. Ce que nous recherchions était donc une reconnaissance de la place financière pour notre activité de base dans le reporting.
Considérez-vous ce statut comme un prolongement de votre activité ou bien un nouveau défi à relever?
Le statut n'est pas une fin en soi mais un défi à relever pour le futur. Nous prenons en charge des processus opérationnels du client. Donc d'un coté nous avons une obligation de sauvegarder ses données confidentielles. Ce qu'il faut également garantir c'est une performance opérationnelle.
Notre activité est directement liée à un cycle de settlement d'une transaction, donc il faut que le processus soit fiable. Le statut de PSF nous force de nous remettre en cause. Dans un certain sens nous sommes un acteur de la place financière luxembourgeoise. Les promoteurs étrangers jugent la place dans son ensemble et donc si notre activité n'est pas la hauteur de leur exigences, ceci ne facilite pas la vie de nos partenaires locaux. Le statut de PSF les circulaires de la CSSF vous forcent à vous organiser en conséquence.
Quelle est votre propre perception de l'évolution du secteur financier, au regard de ces nouveaux PSF qui arrivent: sont-ils déjà bien acceptés? Ou bien la greffe mettra-t-elle un certain temps avant de prendre?
Le fait qu'il y ait de nouveaux prestataires est à saluer. Néanmoins l'offre de chacun est différente et est fort tributaire de sa culture d'entreprise. Nous sommes ouverts au dialogue avec nos confrères et de nouveau l'objectif est de vendre la place dans son ensemble. Donc l'échange peut être le bienvenu.
Notre vision de notre activité est une plate-forme présente en Europe avec des implantations dans différents pays. Nos clients ont une approche paneuropéenne ou même globale . Donc une solution locale résultant d'alliances locales ne présente pas un avantage compétitif en soi.

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