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Par: Jean-Michel Gaudron  |  Publié le 25.03.2005 1:00

J'ai toujours lutté


Auteur(s): 
Jean-Michel Gaudron
Interview ?: 
Pas interview

Depuis 1946, Charles Kieffer dirige sa propre entreprise avec la même passion et la même énergie. Retour sur un parcours entrepreneurial de bientôt 60 ans...

Si le prix de l'entrepreneur de l'année avait été créé il y a une cinquantaine d'années, sans doute Charles Kieffer aurait-il pu prétendre y postuler, avec d'autant plus d'évidence qu'il n'a, dans sa vie professionnelle, jamais été autre chose que son propre patron.

Du lendemain de la seconde guerre mondiale jusqu'aux premières années du troisième millénaire, Charles Kieffer a toujours vécu par et pour son entreprise, devenue, au fil du temps, un petit groupe prospère et diversifié qui emploie, aujourd'hui, plus de 80 personnes pour un chiffre d'affaires annuel de 15 millions d'euros - assuré à 60% par les activités bureautiques - et qui détient une position majeure sur le marché du traitement des documents et de l'image. Faute de statistiques officielles, difficile d'établir sa part de marché réelle: elle est néanmoins estimée à près de 20% en ce qui concerne les photocopieurs traditionnels et un peu plus pour les appareils "couleurs".

Au cours de l'année 2004, le groupe a fourni près de 2.000 produits sur le territoire, dont principalement des photocopieurs, télécopieurs, plotters, imprimantes, écrans plasmas, data-projecteurs, destructeurs de documents, ainsi que des salles multimédias-conférences. Les techniciens du service après-vente du groupe ont effectué, dans le même temps, pas moins de 17.800 missions sur le terrain.

De son amour pour le sport, qu'il continue toujours à pratiquer avec assiduité, à un âge où beaucoup aspireraient à une tranquillité bien méritée au fond d'un fauteuil, au coin du feu, Charles Kieffer a toujours su puiser une inspiration permanente, jusqu'à brandir l'étendard de "la gestion par la performance" comme devise tout-terrain pour le groupe CK. Son groupe. Celui qu'il a toujours cherché à développer selon les mêmes valeurs qu'un club de sport, dans l'émulation d'une saine concurrence. "Depuis 60 ans, j'ai toujours lutté. C'est particulièrement sain, explique Charles Kieffer. C'est aussi pour cela que j'aime beaucoup le sport: il faut aussi se battre et il n'y a aucune spéculation possible vis-à-vis de la performance. Cet esprit de sportif m'a beaucoup aidé dans mon parcours professionnel: la performance et la concurrence sont des éléments vitaux aussi bien pour l'individu que pour l'entreprise. Il n'est d'ailleurs pas étonnant de constater que les gens qui pratiquent un sport ont généralement plus de relations que les autres".

Et s'il fallait encore démontrer les vertus conservatrices du sport, Charles Kieffer en serait certainement un des exemples les plus vivants lui qui, à bientôt 84 ans, se lève tous les matins à 6 heures et s'en va courir pour promener ses chiens.

Obstination

Voilà qui nous propulse donc très loin en arrière dans le temps. Un temps que les moins de vingt ans ne sont pas les seuls à ne pas connaître... L'histoire commence, ainsi, en décembre 1921, "une mauvaise période" se souvient M. Kieffer. Le Luxembourg finit de panser les plaies de la première guerre mondiale; l'Union économique belgo-luxembourgeoise (UEBL) prend forme, succédant à la Deutscher Zollverein, l'union douanière conclue en 1842: le pays se relance sous la férule d'Emile Reuter, ministre d'Etat et président du gouvernement depuis l'été 1918 (il y restera jusqu'en mars 1925).

Charles Kieffer aurait pu suivre la voie de ses aïeuls, exploitants agricoles, ou de son père, meunier puis commerçant. Mais ce sont bien d'autres disciplines qui l'attirent sur les bancs de l'école: la chimie et la photographie... Et par extension logique, la photochimie, au point d'avoir rapidement en tête l'intention d'en faire son métier. L'Histoire en décidera autrement. C'est en effet dans la période de préparation du baccalauréat qu'éclate la seconde guerre mondiale. Enrôlé de force dans la Wehrmacht, le jeune Charles Kieffer partit, comme beaucoup de ses compatriotes, sur le front de l'Est, où il fut blessé, ce qui précipita son retour au "pays", où il dut vivre caché pendant presque un an...

A la libération, il se retrouve, un temps, dans l'armée américaine, puis dans la nouvelle armée luxembourgeoise sous les couleurs de laquelle il suit une formation d'officier à la Royal Military Academy de Sandhurst (là où passera également, 30 ans plus tard, le futur Grand-Duc Henri). Mais la destinée militaire n'est pas la sienne et il décide, dès 1946, de se lancer, sous son nom, dans la représentation pour le compte de laboratoires photochimiques. "J'ai commencé mes activités très doucement. La première année, j'affichais un chiffre d'affaires de 30.000 francs (l'équivalent de 750 euros, aujourd'hui, NDLR) et lorsque je suis allé déclarer cette somme à Capellen, le fonctionnaire des contributions m'a dit que ce n'était pas la peine de revenir les années suivantes avec un montant aussi faible", se souvient-il, amusé.

Les temps ont beau être durs, ils ne le sont pas assez pour entamer sa confiance et sa volonté. Les technologies, pourtant, n'en sont, à l'époque, qu'à leurs balbutiements et sont donc loin d'être particulièrement performantes. Il en coûte 700 francs de l'époque pour procéder à la copie d'un document et le délai demandé est de... 8 jours!

Le pionnier de l'offset au Luxembourg

Progressivement, Charles Kieffer devient le représentant pour les principales marques - allemandes - actives dans ce secteur: Hauff, Braun, Bauer-Bosch, Kalle-Hoechst, Gevaert, Klimsch... "Les premiers électro-flashs pesaient 15 kg et il y avait toujours de grands risques d'électrocution', se rappelle M. Kieffer, qui n'oublie pas, non plus, que c'est la marque Braun qui, la première, a démocratisé le système avec la mise sur le marché d'appareils de plus petites tailles.

Il ne s'agit pourtant là que d'un premier pas dans le développement des activités de Charles Kieffer, attiré par tout ce qui touche au traitement des documents et de l'image. "J'ai toujours aimé les nouveautés et adoré le progrès", explique-t-il tout simplement. C'est, ainsi, lui qui introduisit au Luxembourg, les systèmes offset, bien que n'ayant, en la matière, aucune expérience. "Je n'avais vraiment aucune idée de la façon dont cela fonctionnait vraiment. J'en avais vu en démonstration dans un salon à Hanovre (l'ancêtre du Cebit d'aujourd'hui, NDLR) et j'avais commandé aux Etats-Unis une petite machine de format A4. Tous les week-ends, je faisais des tests chez moi, mais rien ne fonctionnait. Jusqu'au jour où j'ai découvert par hasard qu'il y avait un représentant de la marque ABtick à Bruxelles. Je suis allé le voir et le système m'a tellement plu que j'ai poussé l'introduction de l'offset dans les banques et à l'Arbed. Au commencement, les imprimeurs voyaient cela d'un mauvais oeil, car ils me considéraient comme un concurrent. Mais progressivement, j'ai aussi vendu des systèmes offset chez eux". Aujourd'hui, il n'est pas une grande imprimerie qui n'ait été fournie par Charles Kieffer et les principaux quotidiens du pays sont imprimés sur de tels systèmes.

Incontestablement, c'est en véritable pionnier que le fondateur de ce qui est aujourd'hui le groupe CK a défriché le terrain au fil des ans. Le développement de l'offset au Luxembourg, c'est lui. L'introduction dans le pays du logiciel de dessin et conception assisté par ordinateur Autodesk, c'est encore lui. "J'ai toujours cherché à être au plus proche des tendances du moment et j'éprouve une certaine fierté à avoir accompagné la migration des techniques mécaniques vers les procédés numériques. De même, le développement des procédés couleurs a été très important et a toujours nécessité des ingénieurs spécialistes. Nous avons toujours beaucoup misé sur la formation dans ce domaine".

Dans les années 50, Charles Kieffer décide également de développer, parallèlement, l'activité de vente de matériels et de services dans la photographie. C'est ainsi que le groupe s'enrichit d'une demi-douzaine de magasins photo, qui tiendront le haut du pavé jusque dans les années 70. La forte concurrence de structures étrangères similaires, notamment venues de Belgique, l'obligera néanmoins à réduire progressivement la voilure. Aujourd'hui, un seul de ces magasins photo demeure, à Esch-sur-Alzette.

Ces premiers pas dans la diversification des activités - encore que la photographie peut être considérée comme faisant partie de la même grande famille que la reprographie ou l'imprimerie - vont en appeler d'autres, dans des directions pouvant paraître surprenantes au premier abord: le sport et le bien- être. Surprenantes? Pas tant que cela, lorsqu'on connaît la passion viscérale de Charles Kieffer pour le sport, que ce soit tant dans son aspect purement "physique", que dans l'état d'esprit. "La transition d'une activité à l'autre est en effet très intéressante, assure-t-il, chacune de ces activités apportant beaucoup à l'autre".

Diversification sportive

Quel fut donc le cheminement de cette diversification réussie ? A la fin des années 60, par opposition au premier magistrat de sa commune, Steinfort, qui tenait absolument à faire voter un budget pour construire une piscine municipale aux dimensions un peu farfelues et sur un site peu approprié, M. Kieffer se présente aux élections municipales et l'emporte. Le voilà propulsé bourgmestre, un poste qu'il occupera de novembre 1969 à décembre 1972. "Je n'avais pourtant aucune attirance particulière pour la vie politique. Et un seul mandat m'a amplement suffi. Je continuais, parallèlement, à diriger mes affaires et cela n'était pas facile tous les jours".

C'est néanmoins au cours de ce mandat de trois ans que sortiront de terre deux infrastructures encore jamais vues à l'époque dans le pays: un hall de tennis couvert - Charles Kieffer est également, à cette période-là, le président du club de tennis de Steinfort - et un parcours fitness qui, depuis, a fait de nombreux émules un peu partout au Grand-Duché.

La réussite de la réalisation du hall couvert suscite des envies, jusque dans les hautes sphères de la capitale voisine. Camille Polfer, qui n'est pas encore bourgmestre de la Ville de Luxembourg, mais seulement commissaire général aux sports, s'intéresse de très près à un développement similaire, pour répondre à une demande croissante de la part des clubs de pouvoir compter sur une structure couverte digne de ce nom.

Peu de temps après son accession au fauteuil de maire, en 1980, M. Polfer lance une adjudication publique pour un projet de hall couvert à Kockelscheuer. Charles Kieffer l'emportera, pour ce qui deviendra le CK Sport Center de Kockelscheuer. Investissement: 135 millions de francs luxembourgeois pour un site dont le groupe est à la fois maître d'ouvrage et exploitant et qui regroupe 16 terrains de tennis (dont 12 ouverts), 8 terrains de badminton, 4 de squash, 8 pistes de jeu de quilles, un sauna-biosauna, une boutique de sport et un restaurant-pizzeria.

Cette structure rencontre immédiatement un très grand succès, mais va également souffrir de l'évolution du contexte politique dans la capitale. La disparition brutale de Camille Polfer propulse, au plus haut, sa fille, Lydie qui prend, à 29 ans, les rênes de la ville. Parmi ses premières décisions figure celle de faciliter les subventions aux clubs de tennis de Luxembourg-Ville, leur permettant de s'équiper à leur tour de structures couvertes... aux dépens, donc, du CK Sport Center. Après une première année riche de succès, le centre perd ainsi, l'année suivante, 65% de ses clients! Un fort ralentissement qui n'empêchera pas le site de trouver, au fil du temps, son rythme de croisière, et de servir de cadre au prestigieux Seat Open, l'un des tournois de tennis féminin inscrit au calendrier WTA (Women Tennis Association), qui se situe au même rang d'importance que l'Open Gaz de France de Paris ou les tournois d%u2018Anvers ou encore de Dubaï.

Dans la continuité, et comme si cela coulait naturellement de source, le groupe CK prit en mains, en 1983, l'exploitation du Fitness Center à Esch-sur-Alzette, avec une offre de programmes d'entraînement individuels élaborés et tout un arsenal de matériels et d'installations parmi les plus performants.

Fort de ce déploiement à la fois géographique et sectoriel, il ne restait plus qu'une ultime étape dans le processus de développement du groupe : celui de la concentration d'un maximum d'activités sur un site unique. C'est ainsi qu'est né l'idée du CK Business Center, fruit du travail des architectes Erpelding et Henx, érigé à Leudelange, sur un terrain de 54 ares, pour lequel le groupe a affiché sa prétention d'avoir "réinventé" le concept d'immeuble de bureaux, avec deux immeubles unis par un grand espace mitoyen à multiples usages, le forum. "Les quatre étages accordent au bâtiment à la fois visibilité et dimension humaine. Le rythme clair des fenêtres confère non seulement une identité distincte et reconnaissable au bâtiment mais lui impose encore une façade individualisée face aux murs de verre convenus. Ces mêmes ouvertures équipées de stores extérieurs vers l'ouest, le sud et l'est, intérieurs vers le nord, font entrer une lumière naturelle confortable et dégagent une vue superbe" peut-on lire dans le descriptif du site.

Les intentions de Charles Kieffer étaient multiples dans la construction de ce site, inauguré il y a trois ans: optimiser les charges administratives, développer des synergies internes, favoriser ou recréer les liens sociaux, les échanges entre les différents salariés. "Beaucoup se connaissaient au téléphone, mais pas forcément en vrai. Maintenant que tous sont dans le même bâtiment, l'ambiance est vraiment tout autre et nous avons clairement senti un nouveau regain d'élan et d'enthousiasme depuis trois ans", note, avec satisfaction, M. Kieffer, qui veille sur l'ensemble de ses salariés un peu comme un patriarche veillerait sur sa famille.

Le parallèle n'est d'ailleurs peut-être pas si innocent que cela, Charles Kieffer ne s'étant jamais marié et n'ayant jamais eu d'enfant. Comme si ce groupe CK constituait finalement sa seule famille. "Peut-être le fait que je ne sois pas marié a-t-il également contribué à ce que je puisse développer mon entreprise plus en profondeur. Avoir des responsabilités familiales doit certainement pousser à se restreindre dans certains choix. Un entrepreneur marié n'est plus tout seul pour prendre certaines décisions. Il a d'autres obligations. J'ai, pour ma part, toujours eu cette liberté de décision', savoure-t-il aujourd'hui, à mille lieues des conventions établies pour un homme de son âge qui n'est aucunement pressé de voir s'afficher le mot "fin' sur le grand écran du film de sa vie.

Sans modèle particulier

Même à plus de 83 ans, la même foi l'anime comme à ses débuts. Et ne comptez pas sur lui pour mettre en scène les dernières grandes étapes clés de sa vie d'entrepreneur et de sa vie d'homme: "Plus jamais je ne marquerai le coup comme cela a été fait pour mes 80 ans. Je trouve cela tellement idiot de se mettre en situation vis-à-vis de son âge. Comme s'il fallait absolument, à 20 ans, se marier; à 35 ans, avoir une maîtresse et à 60 ans, partir en pension. Cela freine trop la liberté de travailler. Il s'agit-là de situations de sociétés qui créent des dépendances. Etre pensionné? Pour moi, ce serait la catastrophe!" Charles Kieffer n'entend donc pas de sitôt quitter son siège de directeur général, ce qui ne l'empêche pas de penser à "demain', lorsqu'il sera temps qu'un autre prenne sa place. Tout a déjà été planifié, la continuité ayant été privilégiée au sein de l'actuelle équipe dirigeante.

Cette longévité hors du commun pourrait être le fruit d'une hygiène de vie irréprochable, tendant à l'ascétisme. Il n'en est rien. Charles Kieffer ne dédaigne pas, à l'occasion, boire un bon whisky ou fumer un bon cigare. Les voyages, peut-être? Qui sait. Grand amateur de découvertes d'horizons lointains, il s'offre, notamment, un ou deux séjours annuels au Burkina Faso, un pays dont il est consul honoraire au Luxembourg depuis plus de 30 ans. Un mandat qui lui est venu par l'intermédiaire des relations commerciales entretenues dans les années 70 auprès de la Générale de Banque en Belgique.

Peut-être faut-il alors chercher du côté de l'application minutieuse d'une méthode précise, d'un modèle d'affaires particulier? Fausse piste, également. "Je n'ai pas suivi de modèle particulier, concède-t-il. Un tel modèle de réussite n'existe de toute façon sans doute pas. La situation dépend toujours de l'environnement du moment, du milieu dans lequel on évolue et cela change à chaque instant! Un modèle, ça ne peut exister que pendant un court laps de temps. Ce n%u2018est certainement pas pour l'éternité, à part dans les religions. Et encore... En tous les cas, ce n'est certainement pas le cas dans le commerce. Si je devais retenir un mot clef de tout ce parcours, ce serait vraiment %u2018adaptation'. Il faut savoir s'adapter, toujours". n

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Structure: le Groupe CK

Il en a coulé de l'eau sous les ponts de l'Alzette et de la Pétrusse depuis 1946 et la création de la société Charles Kieffer S.A.. Aujourd'hui, la "galaxie" CK compte plusieurs étoiles brillantes, gravitant autour du CK Business Center de Leudelange. La première se nomme CK Repro 68, branche spécialisée dans la vente de copieurs, imprimantes, fax et solutions connectées, partenaire exclusif, notamment, de Konica Minolta sur le marché luxembourgeois, sur lequel CK distribue les produits Minolta Office depuis 1977.

Directement liés à cette activité, avec laquelle peuvent se dégager bon nombre de synergies, se trouvent les pôles CK Imprimerie (solutions globales pour les imprimeries) et CK Reproplans (spécialisé dans les impressions grand format). Le groupe propose également des compétences en modélisation volumique, via CK Système CAD, revendeur certifié et exclusif des logiciels Solidworks de modélisation et simulation dynamique.

L'image tient également sa place dans l'organigramme du groupe. Outre CK Image, le magasin photo établi à Esch-sur-Alzette, il faut également compter avec CK Audiovisuel, spécialisé dans la fourniture de projecteurs data-vidéo, dias et rétroprojecteurs et dans la fourniture de matériel et de salles de conférences clés en main.

A côté de cela, le groupe CK a également pris une part de choix dans le secteur du sport, avec la réalisation du CK Sport Center de Kockelscheuer et le CK Fitness Center d'Esch-sur-Alzette.

Enfin, dans son bâtiment de Leudelange, CK propose CK Forum : un espace lumineux et spacieux de 475m2, complété par une terrasse de 220 m2 supplémentaires, destiné à toute manifestation d'entreprise ou culturelle.


 
 
 
 
  



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