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Ecarts de salaire entre salariés transfrontaliers et salariés résidant

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ARTICLE  |  Par: Florence Reinson  |  publié le 14.10.2005

Ecarts de salaire entre salariés transfrontaliers et salariés résidant

Auteur(s): 
Florence Reinson
Interview ?: 
Pas interview

La différence de demandes salariales est à l'origine des écarts de taux de salaire entre ces deux classes de travailleurs.

Le marché du travail luxembourgeois se caractérise par son fort taux de main-d'oeuvre transfrontalière et il s"avère que des écarts de salaire entre cette main-d'oeuvre et les travailleurs résidents au Luxembourg existent. Le CEPS/INSTEAD s"est penché sur la question dans différentes études desquelles il ressort que les taux de salaire des frontaliers seraient inférieurs d'environ 3 à 6% à ceux des résidents. Une autre méthode d'analyse moins avancée - une simple comparaison des taux de salaire moyens entre frontaliers et résidents - donnait un écart égal à 11%, venant du fait que certaines différences salariales sont justifiées dans le sens où elles reflètent des différences de productivité dues à des différences de niveaux de formation, d'expérience professionnelle ou encore de moyens de production mis à la disposition des salariés.

Par ailleurs, le centre d'études souligne qu'il faut distinguer trois groupes en fonction de leur lieu de résidence - Belgique, France, Allemagne. En effet, l'écart de taux de salaire semble exister uniquement pour les frontaliers venant de France, qui auraient un taux de salaire inférieur d'environ 7% à celui des résidents du Luxembourg, indique l'institut.

Le CEPS/INSTEAD a prolongé son étude cherchant à savoir si les écarts de taux de salaire entre frontaliers et résidents s"expliquent, en partie, par des différences de demandes salariales, elles-mêmes influencées par des déterminants régionaux sur le marché du travail transfrontalier au Luxembourg.

Pour ce faire, l'institut a réalisé une enquête auprès d'entreprises implantées au Luxembourg, qui lui fait conclure que les demandes salariales des frontaliers sont plus faibles que celles des résidents luxembourgeois. "Un tel lien entre taux de salaire demandés et taux de salaire effectifs semble d'autant plus réaliste que la majorité des employeurs enquêtés nous ont confirmé qu'ils sont libres de fixer les taux de salaire lors de la négociation avec les candidats à l'embauche", indique le cahier n°147.

L'étape suivante consistait à comprendre pourquoi les demandes salariales des frontaliers étaient inférieures à celles des résidents luxembourgeois. Le CEPS a pu montrer qu'"au moment où ils entrent au Luxembourg, la majorité des frontaliers ne disposent pas d'une information exacte sur les taux de salaire offerts au Luxembourg et fixent leurs demandes salariales par rapport aux taux de salaire offerts dans leur propre pays de résidence, ne se doutant pas des taux de salaire élevés auxquels ils pourraient prétendre".

www.ceps.lu

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