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Par: Alain Ducat  |  Publié le 19.01.2007 1:00

Mobilité transfrontalière


Les employés de la Place financière aiment leur bus wallon.

La mobilité, c'est une question récurrente et qui interpelle tout le monde: employeurs, personnel, syndicats... et réseaux de transports. Ces derniers temps, on a beaucoup parlé, au départ de Belgique et à destination du Luxembourg, de l'offre ferroviaire, qui va s'améliorant. Mais il existe aussi, bien que la chose ne soit manifestement pas connue du plus grand nombre, un maillage de bus, régi par les TEC (transports en commun) wallons, qui alimente le Grand-Duché en frontaliers.

Ainsi, cinq lignes de bus, très matinales, permettent un ramassage quotidien de frontaliers, au départ de différents coins du Luxembourg belge (Bastogne, Libramont, Florenville, Saint-Vincent...), en direction de Luxembourg, le centre-ville mais aussi le Kirchberg. Ces lignes 80 à 84 font leur petit bonhomme de chemin depuis des années. Mais Les TEC prévoient des changements d'horaires et de circuits, à partir du 1er février.

Les usagers s'en émeuvent. Ils évoquent notamment le décalage des heures de départ le matin et de retour le soir, qui a des conséquences en termes d'allongement de temps de parcours. Par exemple, quelques minutes de perdues au démarrage feraient que le bus se trouve, au-delà de sept heures, dans une circulation déjà trop dense, au moment d'aborder les voies censées être rapides vers la capitale grand-ducale...

"Cela risque de rendre moins attractive l'utilisation de ces lignes", souligne Vincent Jacquet, secrétaire syndical au LCGB-SESF, alerté sur la question. Pourquoi cet organe représentant le secteur financier? "Pratiquement tous les usagers de ces bus sont des employés de la Place", note-t-il. En tout cas, relayant les inquiétudes et appuyant les démarches, le LCGB-SESF, "très sensible aux questions de mobilité", vient en aide aux usagers et a déjà interpellé le ministre wallon André Antoine ainsi que la direction des TEC Namur-Luxembourg. Le syndicat luxembourgeois a activé ses relais, avec ses homologues de la CSC et de la commission des frontaliers, de même que l'une ou l'autre personnalité sensibilisée à ces questions.

La direction locale des TEC à Libramont a reçu une pétition, émanant des frontaliers utilisateurs de ces lignes, garnie de quelque 140 signatures. Marque à la fois du succès, d'estime de la ligne et du mécontentement qui guetterait un changement effectif du service. "Ces lignes tournent et sont intéressantes, malgré le fait que beaucoup de gens sans doute en ignorent jusqu'à l'existence", commente Vincent Jacquet. "Ce qui est dommage, c'est qu'il y ait une absence de concertation. Avant d'apporter des changements, qui, manifestement, ne sont pas accueillis avec bonheur par les usagers, sur les horaires ou les trajets, il faudrait consulter les intéressés, pour garder, voire améliorer, l'adéquation aux besoins et l'attractivité de ces services".


 
 
 
 
  



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