Article Voir tout
 
Dominique Robyns et Thierry Borceux (Alter Domus Fund Reporting Services)
Dominique Robyns et Thierry Borceux (Alter Domus Fund Reporting Services)
(Photo: Julien Becker)

Place financière  |  Par: J.-M. G.  |  Publié le 21.09.2007 8:42

Capitaliser la croissance


Alter Domus a décidé de créer une filiale dédiée à une activité en plein boom: le fund reporting.

Spécialisée dans la domiciliation et le secrétariat social, Alter Domus avait également développé, au fil du temps, un pôle de compétences en matière de fund reporting. Mais compte tenu de la forte croissance de cette activité (près de 30% par an), le temps lui manquait pour pouvoir s'y consacrer avec toute l'attention requise. D'où l'idée d'en faire un business à part entière, via une nouvelle filiale: Alter Domus Financial Reporting Services (ADFRS).

«L'idée est aussi de viser plus loin, en intégrant des gens ayant de l'expérience dans les fonds d'investissement et de gérer, ainsi, de grands volumes et une multitude de problématiques différentes», indique Dominique Robyns, membre du comité de gérance de la société. Parmi ces «recrues», Thierry Borceux, nouveau managing director et actionnaire d'ADFRS (lire aussi en page 101), société officiellement constituée le 2 juillet dernier, avec un capital non négligeable de 670.000 euros et un plan d'investissement en informatique assez conséquent, en vue de proposer une plate-forme de qualité. Actuellement, Alter Domus se base sur quelque 560 compartiments pour le compte de clients internationaux ayant établi l'administration de leurs fonds au Luxembourg. Il s'agit tout autant de fonds luxembourgeois, dont les comptes sont établis selon les normes comptables LuxGAAP, que des fonds dits «Cayman», souvent de type «mono compartiments», et régis par les normes IFRS.

«Notre ambition est de nous développer non seulement en volume, mais aussi dans la gamme des fonds administrés, en visant, par exemple, les autres fonds réglementés de droit luxembourgeois», précise M. Robyns. L'objectif chiffré est avancé: tripler, voire quadrupler le chiffre d'affaires d'ici à 2010. «Le potentiel est là, mais nous ne parvenions pas à l'exploiter au sein d'Alter Domus», remarque M. Robyns.

Prochaine étape? Probablement l'ouverture d'une filiale à Dublin, développement incontournable pour qui veut offrir un service globalisé pour des prestataires internationaux.

Le tout dans un souci de libérer ces clients d'obligations plutôt contraignantes. «Nous sommes totalement dédiés à cette activité et nous prenons aisément le relais de nos clients qui n'ont pas, alors, à gérer les aspects ressources humaines ou coordination, précise M. Borceux. Ils peuvent ainsi se concentrer sur les calculs d'inventaire et les aspects fiscaux, qui sont des sujets davantage prioritaires que le développement du reporting».


 
 
 
 
  



Publier un nouveau commentaire

Compte classique
Créer un compte utilisateur classiqueSe logguer via un compte classique existant:
Image CAPTCHA