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Par: Jean-Michel Gaudron  |  Publié le 28.09.2007 12:27

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Plutôt qu'une agence unique de promotion, le Luxembourg va se doter de deux structures distinctes, pour la place financière et pour le reste de l’économie.

LuxembourgforFinance est née. Sa petite (?) soeur, LuxembourgforBusiness, ne devrait pas tarder à suivre. Voilà comment le Luxembourg a finalement décidé d'organiser sa politique de promotion à l'étranger, poussé par la manne inespérée de la cession des actions Arcelor détenues par l'Etat.

Des 20 millions consacrés à cet effort de promotion, sans doute un peu plus de la moitié sera dédiée à la promotion de la place financière, dont les grands axes ont été officiellement dévoilés par le ministre du Trésor et du Budget Luc Frieden, lundi dernier.

«C'est une étape importante pour l'avenir de la place financière», a-t-il précisé, d'emblée, en présentant LuxembourgforFinance, l'agence de promotion et de développement du secteur financier, dont il avait déjà brossé les grandes lignes au printemps dernier (voir paperJam avril 2007).

Cette agence a été structurée sous la forme d'un Groupement d'Intérêt Economique (GIE), dont le fonctionnement sera partagé entre le secteur public – le ministre du Trésor et du Budget présidera l'assemblée générale de ce GIE – et le secteur privé, représenté au travers de l'association des professionnels du secteur financier, Profil (dont le président, Jean Meyer, est également président de l'Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL)).

Lancement opérationnel au 1er janvier

Un budget de fonctionnement de trois millions d'euros a été estimé, sachant que l'agence bénéficiera au départ d'une bonne partie des 20 millions d'euros que l'Etat luxembourgeois avait annoncé allouer aux actions de promotion du pays.

«Nous devons promouvoir le Luxembourg en tant que place innovante et active, partout dans le monde, a expliqué, ce lundi, M. Frieden. Cela vaut tout aussi bien pour les pays où nous ne sommes pas encore vraiment présents que ceux où nous sommes déjà connus. Notre communication devra être professionnelle et continue».

Concrètement, cette agence assurera non seulement une communication permanente vis-à-vis des clients, investisseurs, professionnels ou médias étrangers, mais également l'organisation et le suivi des missions de promotion à l'étranger.

La présidence du comité exécutif de ce GIE a été confiée à Fernand Grulms, actuel membre du comité de direction de l'ABBL, en charge notamment de la communication et de… la promotion.

LuxembourgforFinance devrait concrètement entrer en fonctionnement au 1er janvier 2008. D'ici là, il est prévu des recrutements spécifiques pour en assurer un fonctionnement optimal.

Le BED en soutien

«Une présentation concertée de l'économie luxembourgeoise dans son entièreté, tout comme une communication très spécifique en matière de la place financière, étant donné sa diversité et sa spécialisation, étaient de mise», a expliqué Luc Frieden. C'est pourquoi aux côtés de LuxembourgforFinance, une seconde agence verra le jour, LuxembourgforBusiness, en charge de la promotion de l'ensemble de l'économie luxembourgeoise.

C'est le ministre de l'Economie et du Commerce extérieur, Jeannot Krecké, qui en assurera la supervision, en vue de structurer davantage encore les missions actuelles de promotion menées, notamment, avec la Chambre de commerce. Cette dernière sera, d'ailleurs, très étroitement impliquée dans le fonctionnement des deux GIE (elle abritera même le siège de LuxembourgforFinance).

Mais elle ne sera pas la seule puisque l'Office Ducroire, la SNCI, la Fedil et la Chambre des métiers se sont joints au projet. Quant au Board of Economic Development (BED), ses bureaux à travers le monde (Amérique du Nord, Japon, Corée, Chine, Inde et Emirats Arabes Unis) assisteront les deux agences. «Il s'agit de créer des synergies et des réseaux entre les agences et les structures existantes», a résumé Jeannot Krecké.

«L'économie constitue un tout, nous avait rappelé le ministre lors de sa prise de fonction, à l'été 2004. Il faut éviter de le morceler en trop d'entités. Pour qu'il y ait un maximum de cohérence, il ne faut pas trop s'éparpiller. Regrouper le commerce extérieur avec l'économie est déjà une belle avancée. La promotion des exportations et des produits pourra ainsi être mieux coordonnée avec d'autres missions de prospection en vue d'attirer les investisseurs, ici».


 
 
 
 
  



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