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Par: Marc Vandermeir  |  Publié le 28.09.2007 12:49

La scierie IBV investit et crée cent emplois de plus


La scierie salmoise renforce sa rentabilité et sa productivité. En valorisant ses sous-produits et en modernisant ses unités de séchage et de rabotage.

«L'investissement conséquent que nous réalisons en province de Luxembourg prouve que, si les volontés ne font pas défaut, on peut faire de grandes choses en Wallonie. N'oubliez pas qu'IBV est aussi présente en Allemagne et que le projet aurait tout aussi bien pu y être entrepris. La réussite de notre entreprise est à la fois privée, mais aussi publique. L'intercommunale Idelux nous a bien aidés». Ces propos de Jan Verhelst, directeur d'IBV, à Vielsalm, prennent dans le contexte politique actuel un sens très particulier. D'autant qu'ils sont effectivement porteurs d'une volonté d'entreprendre qui se traduit aujourd'hui par un investissement de pas moins de 90 millions d'euros et d'importantes retombées en termes d'emploi: de 122 personnes aujourd'hui, l'emploi devrait grimper à 210 personnes en mars 2008, lorsque l'investissement sera mis en service.

IBV (Industrie du Bois Vielsalm, née en 1999 par reprise de la faillite de Salmfor Grainger) est une scierie. Mais pas la scierie comme on l'imagine encore trop souvent. Il s'agit ici d'une scierie industrielle. Ici, on scie plus de 3.000 m3 de bois chaque jour, sous de stricts critères de qualité, et cette production est exportée dans toute l'Europe (l'exportation représente plus de 80% du chiffre d'affaires de l'entreprise). IBV est ainsi en volume la plus importante scierie wallonne.

90 millions d'euros investis

L'investissement en cours de réalisation porte d'abord sur la valorisation des sous-produits du sciage que sont la sciure, l'écorce et la plaquette. Il faut en effet savoir que le produit fini ne représente en général que 60% du bois entrant dans une scierie. D'où l'importance de valoriser les sous-produits pour accroître la rentabilité de l'entreprise. Il s'agira d'abord pour IBV de produire non seulement sa propre énergie électrique, mais aussi d'en vendre le surplus sur le réseau. Ensuite, IBV se lancera dans la fabrication de pellets – les granulés pour poêle et chauffage central à bois, en plein essor – avec une unité de production qui sera la plus importante de Belgique. «Une manière écologique, rentable et utile de nous diversifier tout en valorisant nos sous-produits, c'est ce qui compte pour nous, avec une très forte préoccupation environnementale», souligne Jean Verhelst.

De nouvelles unités de séchage et de rabotage, ultramodernes, sont également prévues, qui vont permettre d'apporter une finition supplémentaire aux produits d'IBV, dans un secteur où les exigences et normes de qualité des clients sont de plus en plus élevées.

L'investissement de 90 millions d'euros permet ainsi à la fois une meilleure approche qualitative du produit et une moins grande dépendance énergétique, tout en ouvrant la porte à de nouveaux marchés entre autres en Asie et en Afrique. Car IBV (dont le chiffre d'affaires 2007 devrait osciller autour de 95 millions euros) entend continuer à faire de l'exportation son fer de lance et l'outil de progression de ses résultats.


 
 
 
 
  



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