Par: F. M. | Publié le 21.09.2007 8:42
Financement public pour l'islam
Au grand dam des militants laïcs, l'Etat luxembourgeois persiste à financer, par le biais de subsides publics, les cultes qu'il «reconnaît» au travers de conventions. L'Islam du Luxembourg, avec ses quelque 9.000 adeptes, sera bientôt de ceux-là. Le projet de loi, déposé fin juillet à la Chambre des députés, prévoit l'inscription au budget de l'Etat des salaires d'un Mufti, d'un secrétaire de la Shoura et de cinq imams. L'enveloppe globale pourrait avoisiner les 400.000 euros par an.
Pour le ministre François Biltgen, cette convention permettra de «mieux ancrer l'Islam dans le paysage juridique luxembourgeois» et de favoriser l'intégration des citoyens musulmans. Mais pour les opposants au financement des cultes, qui craignent une immixtion du droit religieux dans le droit public, ces pratiques sont indignes d'un Etat démocratique car ils créent, selon l'asbl Liberté de Conscience, «des inégalités face aux cultes non reconnus et au nombre croissant des non-croyants». Quant au parti populiste ADR, il réclame un référendum sur la séparation de l'Etat et des églises.

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