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Par: Christophe Sokal  |  Publié le 21.09.2007 15:42

De l'éclectisme comme stratégie


Itinéraire d'un «intello» pragmatique. Olivier Nifle, directeur général de Coface Belux, présente une personnalité un peu atypique dans l'univers de l'assurance-crédit. Historien \nde l'antiquité et docteur en sociologie, il anime aujourd'hui une des entreprises les plus dynamiques de l’activité risques. \n

Contemplatif de nature, sociologue des organisations, historien et féru d'art musical, Olivier Nifle a pourtant puisé dans ces caractères et expériences les arguments stratégiques d'un développement appréciable pour son entreprise. Coface, filiale du groupe français Natexis, est aujourd'hui le numéro trois de son secteur. A la tête de Coface Belgique depuis 2004, il avait alors 36 ans, Olivier Nifle voit volontiers son entreprise comme un lieu de dialogue, d'observation de la nature humaine dans ce qu'elle peut produire de meilleur, et de stimulation à l'expansion. Il y a aussi expérimenté les fusions et absorptions, les créations de nouveaux départements et produits, la gestion de réseaux, sans oublier le redressement des résultats financiers.

Alliage d'intérêts

Et Coface, qui s'implante au Luxembourg, affiche aujourd'hui d'excellentes performances sous cette guidance particulière, avec un chiffre d'affaires prévu de 30 millions d'euros en 2007. «Mon acquis et ma personnalité ne m'empêchent pas d'être pragmatique. D'une part, je tiens compte dans l'organisation aussi bien des aspects économiques, humains et politiques. D'autre part, je dois beaucoup à l'inspiration du directeur général du groupe en matière de stratégie, et à un apprentissage vraiment sur le terrain, explique Olivier Nifle. Coface a misé sur des partenariats et alliances solides via le réseau Crédit Alliance et appuyé notre expertise à l'exportation. Notre autre point fort est notre positionnement commercial. Nous couvrons l'ensemble des besoins du poste client à travers quatre métiers: l'assurance, le financement, le recouvrement et l'information financière. Cela nous donne une identité forte et stable depuis dix ans, même si nous restons des challengers, face à des grands groupes privés comme Atradius ou publics, comme le Ducroire. Je suis là pour implémenter la stratégie du groupe et développer de nouveaux marchés comme celui du Luxembourg».

Une expansion qui s'est réalisée en juin dernier, avec la création d'une société de plein droit grand-ducal pour un marché potentiel de 2.000 clients.

Avant de rejoindre Coface, Olivier Nifle a connu, après ses études en sociologie des organisations et en histoire de l'Antiquité, les arcanes des administrations françaises (son pays natal) et de la Banque de France (qui ne lui laisse guère de grands souvenirs), puis des opérations bancaires dans une institution américaine qui, dit-il, l'a véritablement «mis dans le bain». Il entre ensuite dans le monde jusque-là assez feutré de l'assurance-crédit, chez Euler-Hermes en 1999, dont il est chargé de développer la filiale en Tchéquie. Un premier contact avec le métier, tout en devant tout construire.

«Je pense qu'on m'a proposé cette mission parce que j'étais quelqu'un d'assez neuf et avec une personnalité susceptible de s'adapter à l'esprit de l'Europe centrale. C'est une mission que j'ai aimée, d'abord parce qu'elle me mettait en contact avec une culture nouvelle autant qu'avec un challenge personnel. Je ne suis pas un casanier et j'aime m'intégrer à de nouveaux environnements sociaux. Vivre à Prague, c'est aussi baigner dans une at-mosphère portée par la musique et la littérature, des passions que nous partageons, ma femme et moi». Côté professionnel, la rigueur et le défi d'un résultat, côté personnel, la plongée avec plaisir dans une société émergente et dans des rapports humains très différents de ceux en vigueur en Europe occidentale. Sur base de cet alliage d'intérêts, Olivier Nifle aime constituer des équipes et déployer avec elles des idées nouvelles. Et le projet se concrétise avec suc-cès sur les marchés tchèque et slovaque. Une réussite qui «ramène» le jeune directeur en Europe occidentale, à Bruxelles, plus particulièrement, où il est nommé directeur des risques et réorganise son département, toujours chez Euler-Hermes.

«Encore un petit pays avec une culture et une personnalité fortes! Si proche de mes origines et si différent, mais je m'y sens très bien». Tellement bien qu'Olivier Nifle s'y engage, à côté de ses activités professionnelles, sur le plan culturel, dans la musique toujours, en soutenant notamment le festival des Rencontres Musicales Internationales d'Enghien. Il est vrai qu'aujour-d'hui, il a fait preuve de toute la maîtrise pour orchestrer le déploiement de son entreprise et de ses collaborateurs.

Contemplatif de nature, sociologue des organisations, historien et féru d'art musical, Olivier Nifle a pourtant puisé dans ces caractères et expériences les arguments stratégiques d'un développement appréciable pour son entreprise. Coface, filiale du groupe français Natexis, est aujourd'hui le numéro trois de son secteur. A la tête de Coface Belgique depuis 2004, il avait alors 36 ans, Olivier Nifle voit volontiers son entreprise comme un lieu de dialogue, d'observation de la nature humaine dans ce qu'elle peut produire de meilleur, et de stimulation à l'expansion. Il y a aussi expérimenté les fusions et absorptions, les créations de nouveaux départements et produits, la gestion de réseaux, sans oublier le redressement des résultats financiers.

Alliage d'intérêts

Et Coface, qui s'implante au Luxembourg, affiche aujourd'hui d'excellentes performances sous cette guidance particulière, avec un chiffre d'affaires prévu de 30 millions d'euros en 2007. «Mon acquis et ma personnalité ne m'empêchent pas d'être pragmatique. D'une part, je tiens compte dans l'organisation aussi bien des aspects économiques, humains et politiques. D'autre part, je dois beaucoup à l'inspiration du directeur général du groupe en matière de stratégie, et à un apprentissage vraiment sur le terrain, explique Olivier Nifle. Coface a misé sur des partenariats et alliances solides via le réseau Crédit Alliance et appuyé notre expertise à l'exportation. Notre autre point fort est notre positionnement commercial. Nous couvrons l'ensemble des besoins du poste client à travers quatre métiers: l'assurance, le financement, le recouvrement et l'information financière. Cela nous donne une identité forte et stable depuis dix ans, même si nous restons des challengers, face à des grands groupes privés comme Atradius ou publics, comme le Ducroire. Je suis là pour implémenter la stratégie du groupe et développer de nouveaux marchés comme celui du Luxembourg».

Une expansion qui s'est réalisée en juin dernier, avec la création d'une société de plein droit grand-ducal pour un marché potentiel de 2.000 clients.

Avant de rejoindre Coface, Olivier Nifle a connu, après ses études en sociologie des organisations et en histoire de l'Antiquité, les arcanes des administrations françaises (son pays natal) et de la Banque de France (qui ne lui laisse guère de grands souvenirs), puis des opérations bancaires dans une institution américaine qui, dit-il, l'a véritablement «mis dans le bain». Il entre ensuite dans le monde jusque-là assez feutré de l'assurance-crédit, chez Euler-Hermes en 1999, dont il est chargé de développer la filiale en Tchéquie. Un premier contact avec le métier, tout en devant tout construire.

«Je pense qu'on m'a proposé cette mission parce que j'étais quelqu'un d'assez neuf et avec une personnalité susceptible de s'adapter à l'esprit de l'Europe centrale. C'est une mission que j'ai aimée, d'abord parce qu'elle me mettait en contact avec une culture nouvelle autant qu'avec un challenge personnel. Je ne suis pas un casanier et j'aime m'intégrer à de nouveaux environnements sociaux. Vivre à Prague, c'est aussi baigner dans une at-mosphère portée par la musique et la littérature, des passions que nous partageons, ma femme et moi». Côté professionnel, la rigueur et le défi d'un résultat, côté personnel, la plongée avec plaisir dans une société émergente et dans des rapports humains très différents de ceux en vigueur en Europe occidentale. Sur base de cet alliage d'intérêts, Olivier Nifle aime constituer des équipes et déployer avec elles des idées nouvelles. Et le projet se concrétise avec succès sur les marchés tchèque et slovaque. Une réussite qui «ramène» le jeune directeur en Europe occidentale, à Bruxelles, plus particulièrement, où il est nommé directeur des risques et réorganise son département, toujours chez Euler-Hermes.

«Encore un petit pays avec une culture et une personnalité fortes! Si proche de mes origines et si différent, mais je m'y sens très bien». Tellement bien qu'Olivier Nifle s'y engage, à côté de ses activités professionnelles, sur le plan culturel, dans la musique toujours, en soutenant notamment le festival des Rencontres Musicales Internationales d'Enghien. Il est vrai qu'aujour-d'hui, il a fait preuve de toute la maîtrise pour orchestrer le déploiement de son entreprise et de ses collaborateurs.


 
 
 
 
  



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