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Par: Gaël Calvez  |  Publié le 21.09.2007 8:42

La SNCF renforce son offre TGV et TER


La Lorraine passe de 16 à 20 allers-retours avec Paris (dix pour Metz et dix pour Nancy) et effectue des aménagements sur 34 trains express régionaux.

Sans attendre le bilan des trois premiers mois de mise en service de la ligne du TGV-Est (prévu fin septembre - début octobre), la SNCF a décidé, comme elle l'avait annoncé, de passer dès la fin de l'été à la vitesse supérieure en augmentant ses dessertes entre la Lorraine et Paris. Un soulagement après les couacs du début (rames surchargées, problèmes de réservation…) auxquels l'opération promotionnelle «5.000 places à 15 euros chaque jour» a, il est vrai, largement contribué. «C'est une extension de capacité pour répondre au marché professionnel qui sera plus fort en septembre qu'en août», observe Jean Macaire, directeur régional de la SNCF en Lorraine.

Depuis le 27 août, donc, la SNCF a décidé d'offrir 25% de places supplémentaires sur les TGV reliant la Lorraine à Paris soit dix allers-retours (au lieu de huit) pour Metz et autant pour Nancy avec, notamment, la possibilité d'arriver à Paris avant 8h (départ de Metz à 6h25*, arrivée à Paris-Est à 7h49) et d'y passer, si besoin, une vraie matinée (départ de Paris-Est à 12h39, arrivée à Metz à 14h02) avec une alternative supplémentaire pour le retour le soir (départ de la gare de l'Est à 19h39, arrivée à 21h02 à Metz).

Réclamations

«Cela représente 2.880 places supplémentaires par jour et par TGV, affirme Jean Macaire rappelant qu'on recense actuellement 12.000 voyageurs qui montent ou descendent d'une gare de Lorraine et du Luxembourg. Parmi les bonnes surprises, il y a la fréquentation des nouvelles gares (gare Lorraine et gare Meuse, ndlr.) et le Luxembourg, qui s'est fortement répandue sur Metz, affirme-t-il. Le Luxembourg était déjà attiré par un nouveau produit de confort et service, mais dès lors qu'il s'est aperçu qu'on gagnait du temps et que le TGV pouvait représenter une alternative à la route et à l'avion, beaucoup de voyageurs ont changé leurs habitudes de transport.» Un aspect qui devrait probablement ressortir du bilan prévu à l'automne.

Parallèlement à l'augmentation de sa desserte TGV, qui profite également aux voyageurs nancéiens et meusiens (deux allers-retours chaque jour depuis la gare Meuse), la SNCF a eu, surtout, la riche idée d'avancer ses adaptations de dessertes TER (Train Express Régional) au mois de septembre, évitant à ses voyageurs l'attente du traditionnel mois de décembre et du changement de service. «On a pris cette mesure exceptionnelle parce que c'est la rentrée scolaire», explique le directeur régional de la SNCF précisant qu'il faudra, toutefois, patienter jusqu'à la fin de l'année pour certaines demandes et, notamment, «celles qui ne pouvaient se faire sans modifier le fret et le transport de certaines entreprises. Lorsque le TGV est entré en service, nous avons modifié l'ensemble des TER et le Conseil Régional de Lorraine a mis en place un numéro vert. C'est sur la base de ces informations que celui-ci nous a passé commande d'adaptations», précise-t-il.

Des réclamations qui, pour mémoire, s'étaient exprimées, comme à Novéant-sur-Moselle, par une forte mobilisation d'usagers en gare, mécontents de voir «la SNCF et les pouvoirs publics modifier leurs horaires de desserte des petites gares au profit des lucratifs trajets à destination de Paris». Patrick Messein, le maire de Novéant, avait alors expliqué qu'il ne «demandait pas un train supplémentaire, mais que les trains qui passent à Novéant-sur-Moselle et Ancy-sur-Moselle s'y arrêtent».

Lancée le 2 septembre, cette première vague d'aménagements concerne 34 TER parmi les 584 en circulation et se traduit par la création de nouveaux arrêts, d'arrêts supplémentaires ou des ajustements horaires. Dans le Sillon Lorrain, on retiendra notamment une densification de la desserte d'Hettange-Grande avec la création de deux arrêts supplémentaires sur des trains circulant dans le sens Metz-Luxembourg (6h25 et 17h33) afin de répondre aux attentes des travailleurs frontaliers. «On apporte des possibilités nouvelles quand cela ne change pas le marché du TER qui reste celui de l'école», insiste Jean Macaire. Des améliorations qui, pour être totalement appréciées, exigent la ponctualité. «En août, nous avons obtenu une régularité à 95 ou 96%, se défend Jean Macaire, mais la rentrée sera le vrai test».

* Un TER part de Luxembourg à 5h15 et permet d'arriver à Metz à 6h11 afin de prendre le TGV de 6h25 pour Paris.


 
 
 
 
  



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