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Par: Frédérique Moser  |  Publié le 27.09.2007 12:10

Une palme bien alléchante


Pour décrocher le Prix de la Santé, nouvellement créé \npar le ministère du même nom, les entreprises vont devoir \nrivaliser d’ingéniosité et de créativité. \n

Arborer un trophée récompensant les meilleures pratiques en matière de santé du personnel: rien de tel pour soigner son image en interne... et attirer des candidats à l'embauche! Sans parler de l'impact bénéfique au niveau de la clientèle. «Le bien-être des sala-riés relève de la responsabilité sociale de l'entreprise, et les clients et partenaires deviennent de plus en plus attentifs au respect des salariés», souligne le Dr Robert Goerens, médecin-inspecteur du travail, chef de service à la division de la Santé.

Derrière l'initiative lancée en juin dernier par le ministre Mars di Bartolomeo, réside une volonté marquée d'inciter aux bonnes pra-tiques. «Notre objectif est d'encourager les entreprises qui vont au-delà de leurs obligations légales et prennent de réelles initiatives en matière de bien-être au travail. Ce concours permettra également de constituer une base de données, accessible à tous ceux qui voudront y puiser des idées», précise le Dr Goerens, le coordinateur du projet.

Les entreprises de toutes tailles et de tout secteur d'activités peuvent déposer un dossier de candidature (www.ms.etat.lu). «Le concours s'adresse tant aux entreprises du privé qu'aux organisations du secteur public. Selon le nombre de participants, il est possible que plusieurs prix soient décernés. Nous espérons ainsi parvenir à primer une petite entreprise qui a fait des choses bien, avec peu de moyens. Ce n'est pas une question d'échelle, mais de niveau de réussite du projet», explique le Dr Goerens.

Eviter les incohérences

Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les entreprises en lice présenteront des projets réunissant plusieurs critères: la créativité et l'innovation des solutions mises en place, la participation des travailleurs (dans la conception et l'évaluation du projet), sa durabilité, son efficacité et son à-propos, précise la brochure de présentation du concours. Les initiatives peuvent avoir trait, par exemple, à l'ergonomie des postes de travail, à la promotion d'une alimentation saine dans les restaurants d'entreprises, à la préven-tion du stress, à une meilleure conciliation vie privée/vie professionnelle, à la promotion des activités physiques, etc.

«Nous cherchons à mettre en avant des sociétés qui veulent réellement prendre en charge la santé de leur personnel, avec une approche globale et des projets adaptés aux besoins. Il s'agit aussi d'éviter les actions où l'entreprise communique sur des sujets qui la mettent peu en cause. Par exemple, qu'elle organise des campagnes de sensibilisation à l'alcool, alors que le problème dans l'entreprise, c'est le bruit», avertit le Dr Goerens. Pour éviter ce type d'écueil, la division de la Santé au Travail va étudier les candidatures en étroite collaboration avec l'Inspection du Tra-vail et des Mines (ITM), laquelle relève d'un autre ministère, celui du Travail et de l'Emploi. «Nos services ont l'habitude de coopérer fré-quemment. Il faut être cohérent et ne pas sélectionner une entreprise qui soit bonne dans le domaine de la santé, mais médiocre en termes de sécurité», prévient le Dr Goerens.

Une dizaine d'entreprises a déjà fait montre d'un intérêt pour le concours et demandé des renseignements. Essentiellement de grosses structures (CFL, Arcelor, Luxair, notamment), mais également des cabinets d'architecture ou des études d'avocats. «Nous craignions au départ qu'il n'y ait que des banques qui participent. Nous sommes donc contents que d'autres secteurs soient intéressés», indique-t-il. Pour l'heure, le Dr Goerens n'a toutefois enregistré aucune candidature ferme, bien que des dépliants aient été envoyés dès le mois de juin à tous les services de médecine du travail, ainsi qu'aux organisations syndicales et patronales. Si l'effet «coupure estivale» a sans doute joué, il est conscient qu'un effort de promotion doit encore être fait, afin d'attirer un maximum de candidats. La date limite de remise des dossiers, initialement prévue le 15 octobre, est donc repoussée de quelques semaines. Quant à la remise du Prix, elle devrait avoir lieu début janvier 2008. Si le succès est au rendez-vous, l'événement prendra alors un caractère annuel.


 
 
 
 
  



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