| Emmanuel Baumann (Photo: Laurent Antonelli/Blitz) |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 19.09.2008 0:00
«Par rapport à d’autres pays, le Luxembourg n’a pas à rougir»
«L'esprit d'entreprendre est assez bien développé au Grand-Duché de Luxembourg. Par rapport à d’autres pays et/ou régions, le Luxembourg n’a pas à rougir. Le taux de création d’entreprise y est assez élevé.
N’oublions pas dans ce contexte que le Grand-Duché est le champion de l’Union Européenne en ce qui concerne la création d’entreprises par rapport au nombre d’entreprises existantes.
Ce dynamisme se reflète également dans l’évolution du nombre d’autorisations d’établissement accordées par le Ministère des Classes Moyennes, du Tourisme et du Logement.
Le nombre de demandes en autorisation d’établissement a atteint en 2007 un nouveau niveau record avec 12.879 dossiers, ce qui représente une croissance de 12,6% par rapport à l’exercice 2006. Rappelons que ce chiffre a fortement évolué depuis l’année 2000. En effet, il est passé de 7.174 en 2000 à 11.439 en 2006.
Dans ce contexte, l’exercice 2007 a confirmé l’utilité pour le département des Classes Moyennes de la certification ISO 9001 du service des autorisations d’établissement.
En effet, le nombre croissant de demandes d’autorisation au cours des dernières années conjugué à une complexité croissante de ces dernières a motivé le ministère de mettre en oeuvre un SMQ (système de management de la qualité).
Le besoin de mettre à la disposition des acteurs de l’économie nationale une administration répondant au mieux aux exigences et aux attentes de ses clients, constituait la toile de fond de cette initiative.
Quels sont en général les principaux besoins des jeunes entrepreneurs ?«Les jeunes entrepreneurs sont d’abord à la recherche d’informations précises, notamment sur l’encadrement réglementaire, l’imposition, les autorisations requises, etc. Ensuite, ils sont souvent à la recherche d’un financement privé ou public. Dans ce domaine, le Grand-Duché offre une panoplie d’instruments financiers qui d’ailleurs sont régulièrement adaptés aux évolutions économiques.
Le ministre Jeannot Krecké regrette qu’il n’y ait pas davantage de «coachs», d’accompagnateurs qui soutiennent les projets d’entreprise. Partagez-vous ce point de vue ?«Il est vrai que le ‘coaching’ n’est pas très répandu au Luxembourg. Cependant, un nombre limité de projets a été réalisé avec le soutien de ‘coachs’. Dans ce contexte, je tiens à préciser que la Chambre de Commerce a d’ores et déjà officiellement annoncé qu’elle est en train de constituer un pool de ‘coachs’ qui sont disponibles pour accompagner des projets d’entreprise, notamment des projets de jeunes entrepreneurs.
Avez-vous le sentiment que les entrepreneurs au Luxembourg sont correctement et suffisamment informés des différentes aides (matérielles, financières, logistiques) auxquelles ils ont droit?«Oui ! Les guichets uniques, les centres de formalités, les portails et espaces entreprises sont de plus en plus consultés par les futurs créateurs lorsqu’ils recherchent des informations sur les différentes démarches administratives à effectuer, mais aussi par les entrepreneurs établis. Il faut dire que depuis quelques années, les ministères et chambres professionnelles ont fait un énorme effort pour en étoffer les rubriques.
D’ailleurs le Portail à guichet unique www.entreprises.lu est aujourd’hui l’un des sites les plus visités au Luxembourg. Les rubriques évoluent et s’étoffent constamment. En plus des rubriques destinées aux futurs créateurs, vous y trouvez aussi des informations sur la propriété intellectuelle, sur les RH, sur la transmission d’entreprise, par exemple. Le site est géré conjointement par le ministère des Classes moyennes, le ministère de l’Economie et le ministère de la Fonction publique.
Que faudrait-il, en matière d’esprit d’entreprise, pour faire encore mieux que ce qui se fait actuellement?«Depuis quelques années, beaucoup d’instruments facilitant la création d’entreprise au Luxembourg et l’accès aux informations à destination des futurs créateurs ont été mis en place. De même que de nombreuses formations comme ce nouveau Master of Science Entrepreneurship & Innovation initié par la Chambre de Commerce et l’Université du Luxembourg et qui vise à encourager l’esprit d’entreprise et la création d’entreprises innovantes au travers d’une formation universitaire de haut niveau. Je pense qu’une promotion de l’esprit d’entreprise doit se faire surtout en sensibilisant les jeunes. C’est la raison pour laquelle il faut continuer à les sensibiliser dans les écoles et par des campagnes de communication qui s’adressent aux jeunes (au cinéma, sur internet, lors de manifestations sportives et musicales, etc…)

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