ING LUXEMBOURG
Rik Vandenberghe: «Un bateau solide qui navigue bien»
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Rik Vandenberghe: «Le Luxembourg fait plus que jamais
partie des sites clés pour le groupe ING».
(Photo: Eric Chenal / Archives paperJam)
Ce week-end, le gouvernement néerlandais a décidé d’injecter un montant de 10 milliards d’euros dans le capital du groupe de bancassurance ING. Une opération qui n’est pas, selon les dirigeants du groupe, un plan de sauvetage, mais plutôt un plan de soutien pour permettre de faire face au nouvel environnement bancaire et financier qui s’est développé ces dernières semaines. Vue du Luxembourg, cette intervention étatique est perçue comme étant «très positive».
Vendredi dernier, ING avait annoncé une prévision de pertes nettes de 500 millions d'euros pour le seul troisième trimestre, provoquées par les difficultés que traversent les marchés financiers et les dépréciations de ses avoirs dans des produits financiers dérivés.L’engagement du gouvernement néerlandais, d’un montant global de 10 milliards d’euros, sera consacré, pour cinq milliards, à une augmentation de capital, pour deux milliards aux assurances et pour trois milliards au redressement du ratio dettes/fonds propre, ramené de 15% à 10%. «Cela se fait sans dilution au niveau des actionnaires actuels ni de changement dans les droits de vote», précise Rik Vandenberghe, CEO de ING Luxembourg. Il fallait surtout s’assurer que, dans le contexte actuel des choses et des marchés difficiles, nous restions dans le peloton de tête et maintenions notre notation AA».
Il ne s’agit donc pas à ses yeux, d’un énième plan de sauvetage tel qu’il en a déjà été décidé pour un certain nombre de banques européennes. «C’est plutôt un renforcement en bon père de famille. Quand le contexte s’y prête, il faut agir. Il s’agit là d’un signe de confiance énorme qu’a donné le gouvernement des Pays-Bas envers notre groupe».
40% de croissance en 2007
Pour le Luxembourg, où ING emploie 850 personnes (sans la branche assurance), l’annonce de ce week-end ne va rien changer, si ce n’est renforcer le sentiment de confiance qui a transpiré ces dernières semaines. «La marque ING est une marque de qualité. Nous avons plutôt connu des encaissements que des retraits ces dernières semaines. Nous avons beaucoup fait de communication interne ces derniers temps et j’ai senti une extrême fierté de la part de nos employés de travailler pour un groupe tel que le nôtre. Les gens savent que nous sommes un bateau solide qui navigue bien et que nous faisons tout pour continuer. Du reste, le Luxembourg fait plus que jamais partie des sites clés pour le groupe ING. Nous sommes toujours ambitieux et misons toujours sur la croissance».
En juin dernier, ING Luxembourg avait annoncé un bénéfice net 2007 de 217,95 millions d’euros, en progression de près de 40% par rapport à 2006.
