Article Voir tout
 
Fouad Rathle(IFBL): «Ce qui était d’abord mu par un souci
de compétitivité (...) devient maintenant un impératif de survie»
(Photo: Julien Becker)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 03.10.2008 0:00

La formation financière va de l’avant


Malgré la crise, l’IFBL n’attend pas de recul de ses inscriptions en 2009. La Luxembourg School of Finance (LSF) et son nouveau directeur Christian Wolff affichent leurs ambitions.

Peut-on continuer à enseigner la finance comme avant alors que la crise des subprime oblige les Etats à sauver les banques de la faillite? Oui, ont fermement répondu ce jeudi les professionnels du secteur, bien décidés à aller de l’avant. «La crise financière qui nous vient d’outre-Atlantique ne fait que renforcer notre détermination de persévérer sur le chemin que nous avons déjà emprunté. Elle souligne un besoin de formation pointue. Nos chiffres démontrent depuis deux ans que la place financière du Grand-Duché se préoccupe de plus en plus de rehausser le niveau de compétence technique général. En effet, ce qui était d’abord mu par un souci de compétitivité(...) devient maintenant un impératif de survie. Nous allons redoubler d’efforts pour développer, affiner et accroitre nos capacités d’analyse de risque, de gestion, de sélection de personnel, de techniques de gestion de patrimoine», a insisté Fouad Rathle, président de l’IFBL (Institut de Formation Bancaire, Luxembourg), en conférence de presse de rentrée. La forte hausse des inscriptions aux examens (+35,75% sur un an) témoigne d’un fort appétit pour la matière. «Elle souligne aussi le souci des employeurs de faire tester et certifier les connaissances et compétentes de leurs collaborateurs», a ajouté l’IFBL.

Pour 2009, l’institut garde donc le cap et n’attend pas que le flux des inscriptions se tarisse: «Nous allons continuer à veiller à ce que les formations dispensées aboutissent à des certifications reconnues à très large échelle et étendre notre offre dans ce domaine. Par ailleurs, comme toujours, nous veillerons à être près de l’actualité en intégrant des sujets tels que la finance islamique et la micro-finance par exemple», a indiqué Werner Eckes, directeur de l’IFBL.

Modèles internationaux

Avec un nouveau logo et un nouveau directeur – le Néerlandais Christian Wolff prendra ses fonctions le 1er novembre –, la Luxembourg School of Finance se montre également très ambitieuse, avec comme modèles la London Business School et la Stern School of Business de la New York University (NYU). En présence de Rolf Tarrach, le recteur de l’université du Luxembourg, de André Prüm, doyen de la Faculté de Droit, d’Economie et de Finance et de Pierre-Armand Michel, l’ancien directeur de l’établissement, Christian Wolff a parlé de l’«important potentiel» de la LSF et d’un «recrutement vigoureux». Une vingtaine d’embauches sont en effet prévues pour les années qui viennent.

«Nous avons déjà rédigé la description de poste pour trois postes de professeurs», a-t-il précisé. L’universitaire mise sur un juste équilibre entre recherche académique et proximité avec la place financière. Au sujet de la crise actuelle, Christian Wolff a reconnu que de tels évènements ne s’étaient probablement pas produits depuis 1929. Il a toutefois indiqué que la façon dont la finance est enseignée n’était pas en cause, pointant des dysfonctionnements du côté de la pratique et de réglementation.

 

Voir l'interview vidéo de Christian Wolff ICI.


 
 
 
 
  



Publier un nouveau commentaire

Compte classique
Créer un compte utilisateur classiqueSe logguer via un compte classique existant:
Image CAPTCHA