| Le départ de Jean-Claude Bintz a semble-t-il laissé un grand vide (photo: Blitz Agency/archives paperjam) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 23.01.2009 0:00
Y a t-il une vie après Jean-Claude Bintz?
Si personne n’est irremplaçable, certains sont tout de même plus utiles ou plus appréciés que d’autres. C’est le cas de Jean-Claude Bintz, fondateur et CEO de Voxmobile dont le départ fin novembre de l’opérateur de téléphonie a, semble-t-il, laissé un grand vide.
Sandra Sidon, DRH de l'entreprise, également en partance pour de nouvelles aventures, en a témoigné mercredi lors d’un petit déjeuner HROne sur le thème très actuel du changement. «Avant son départ, nous avions un turnover de 2%. Depuis qu’il a quitté Voxmobile, 10% des collaborateurs sont partis, la moitié étant issus du middle management», déplore Sandra Sidon.
Rappelons que le belge Mobistar (groupe Orange) a racheté 90% de Voxmobile, en juillet 2007, avant d’en prendre le contrôle total en novembre 2008. «Jean-Claude Bintz (qui vient de fonder Lakehouse, son propre cabinet de conseil, ndlr.) a une âme d’entrepreneur. Il ne pouvait sans doute pas accepter de se faire dicter ses décisions depuis Bruxelles».
L’acquisition par Mobistar en 2007 avait été bien perçue par le personnel, c’est le départ de Jean-Claude Bintz, non remplacé depuis, qui a atteint le moral des troupes. «Il y a eu un effet immédiat sur les ressources humaines de la société. Pour Jean-Claude Bintz, c’est l’être humain qui prime. Il était toujours à l’écoute, désireux d’associer les talents. Il savait faire adhérer les salariés à son projet. Quand ce pilier est parti, un sentiment d’insécurité, une peur s’est installée».
Quelqu’un de très simple
Selon la DRH, les cultures des deux entreprises peinent à se mêler. «Jean-Claude Bintz est quelqu’un de très simple qui n’aime pas beaucoup les procédures. Il savait protéger les intérêts des salariés». Aujourd’hui, les collaborateurs redoutent d’être fondus dans la masse, de servir uniquement les intérêts d’un grand groupe, dont la vocation légitime est de gagner des parts de marché.
Pour relever ces défis, Sandra Sidon suggère à la nouvelle direction de soigner sa communication, de mettre en place des outils de développement, de miser sur la formation et le coaching pour accroître l’efficacité des salariés.
La DRH a pourtant décidé de plus adhérer au projet Voxmobile. Elle a choisi de quitter l’entreprise à la fin de ce mois pour se spécialiser dans le coaching professionnel, de voler de ses propres ailes et de collaborer à nouveau avec Jean-Claude Bintz. Un seul être vous manque...

1275.924 

Publier un nouveau commentaire