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Bernard Lescot et Luc Brulez, Systemat
(Photo: Luc Deflorenne)

Par: Sébastien Lambotte  |  Publié le 23.01.2009 0:00

Retour à une dimension humaine


Tout en concentrant ses activités sur la Belgique et le Luxembourg, Systemat veut consolider son offre auprès des grands comptes et désire mieux répondre aux besoins en sécurité des PME.

A l’aube de ses 25 ans, on pourrait croire que Systemat vit une deuxième jeunesse. Les changements perceptibles dans le chef de ce géant du secteur des services IT qui, jusqu’il y a peu, était présent dans une trentaine de pays et employait environ 1.500 personnes, sont les fruits de mûres réflexions qu’il a inscrites dans son Plan Master 2010.

Hier dispersé, avec une présence dans les différentes régions d’Europe et dans le Nord de l’Afrique, et offrant une vaste gamme de services et de produits hardware, Systemat a décidé de réorienter son développement stratégique et de revenir à une dimension plus humaine.

«A l’horizon 2010, ce plan que nous mettons en œuvre depuis 2006 prévoit que toutes nos activités soient recentrées sur la Belgique et le Luxembourg uniquement, explique Bernard Lescot, directeur général de Systemat. Car, dans le secteur IT, nous pensons que le client cherche plus que jamais une certaine proximité, un service assuré par des gens proches de chez eux». Début 2009, en dehors d’une présence en Algérie pour laquelle la société cherche encore une solution, ce premier objectif est atteint.

Mais à côté de ce repositionnement géographique, c’est son offre que Systemat a désiré améliorer. «Après cette expérience internationale peu concluante, il fallait redéfinir ce que nous voulions faire. Nous avons alors décidé de nous concentrer sur certains domaines de prédilection, à savoir la virtualisation et le stockage». De sorte que la société de services informatiques a décidé de travailler sur deux cibles précises: les grands comptes pour lesquels elle a décidé de consolider son offre et les PME vers qui elle a développé de nouvelles solutions.

Une prime d’assurance

C’est un constat établi et partagé par beaucoup: les systèmes IT des PME font souvent défaut. L’informatique y est souvent perçue comme un centre de coûts plutôt qu’une source d’investissements rentables sur le long terme. «Ce que nous proposons désormais aux PME, c’est une solution globale, explique Luc Brulez, general manager de Systemat Luxembourg. Cela commence par un audit au niveau informatique, afin de faire un état des lieux de l’infrastructure hardware et de connaître les attentes de l’entreprise vis-à-vis de l’informatique». 

Après quoi, Systemat peut proposer des solutions adaptées. «En nous confiant la gestion de son informatique, une entreprise pourra bénéficier d’une expertise à moindre coût. Cette manière de faire permet de mutualiser toute une série de spécialistes que nous avons en interne et les mettre au service des entreprises pour un prix forfaitaire».

D’un autre côté, cette solution peut être perçue comme une prime d’assurance pour la PME qui, avec un IT faisant défaut, s’expose à des risques non négligeables. «Une étude a démontré que 40% des sociétés qui, suite à un problème, se retrouvaient sans informatique pendant quelques jours, faisaient faillite quelque temps après», explique Bernard Lescot pour souligner l’importance de bénéficier d’un système informatique toujours opérationnel et de prévenir la perte de données ô combien importantes. «Généralement, cette solution est bien accueillie dans les entreprises qui ont déjà rencontré des problèmes informatiques. Et auxquelles nous pouvons proposer toute une série de services annexes comme le back-up à distance ou le rachat de leur parc informatique». 

Systemat espère ainsi conforter sa position, tout en s’assurant désormais une autonomie vis-à-vis des constructeurs. «Nous investissons désormais sur des solutions propres. Alors que, pendant quinze ans, nous avons été de bons petits soldats pour les constructeurs et donc dépendants des changements de stratégies de ceux-ci; nous voulons désormais nous positionner comme un intermédiaire indépendant entre le client et le fournisseur», explique Bernard Lescot. Par ailleurs, Systemat veut aussi, pour 2010, atteindre une rentabilité nette de 3 à 5% d’un chiffre d’affaires en croissance régulière. Objectif toutefois plus ardu à accomplir au regard de la situation économique critique.


 
 
 
 
  



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