Par: Nicolas Raulot | Publié le 05.02.2009 0:00
Messages d’espoir
«Un choix considérable d’objets dans toutes les gammes de prix, des taux d’intérêt extrêmement bas, des aides étatiques intéressantes notamment en matière d’efficience énergétique, une inflation normalisée: les indicateurs n’ont pas été aussi favorables à l’achat d’un bien immobilier depuis de nombreuses années», a encouragé Jean-Paul Scheuren, vice-président de la Chambre immobilière. «Depuis septembre, on dit que les banques font moins crédit. Or, la place financière luxembourgeoise est structurellement liquide et recherche plutôt des gens à qui accorder du crédit», a souhaité rétablir Jean Jacques Rommes, directeur de l’ABBL (Association des Banques et Banquiers Luxembourg). «atHome.lu a battu tous ses records d’audience en janvier 2009 et les contacts pour les professionnels de l’immobilier ont progressé de 50% par rapport à la période octobre-novembre 2008. Le marché se rétablit rapidement», a estimé Patrick Kersten, fondateur du site internet.
Pas d’hécatombe
Se fondant sur un échantillon de 17.000 annonces publiées en ligne entre septembre et décembre, ce dernier a aussi déclaré: «ce n’est pas l’hécatombe à laquelle tout le monde s’attendait ». Selon AtHome, le prix des appartements anciens a globalement reculé de 2,6% seulement au mètre carré sur ces quatre derniers mois. Il existe toutefois d’importantes disparités en fonctions des types d’objets, les appartements anciens trois chambres ayant par exemple perdu 4,8% sur la même période. De leur côté, les maisons anciennes ont abandonné 2,3% du mètre carré, les maisons neuves de cinq chambres 7,4%.
En outre, ces statistiques qui se fondent uniquement sur des prix d’annonces, pas sur des transactions réelles, sont à prendre avec précaution, compte tenu de l’importante marge de négociation qui caractérise les marchés baissiers. Ce sont les professionnels eux-mêmes qui le reconnaissent. «Beaucoup de gens parlent de l’immobilier, mais nous ne disposons d’aucun chiffre sur les vrais prix de vente. Les statistiques seraient pourtant fort utiles pour mettre en place des stratégies et développer nos entreprises », a déploré Jean-Paul Scheuren.

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