| Louis de Lorimier (ambassadeur du Canada) : «Nos relations sont excellentes, pour ne pas dire exceptionnelles» . (Photo: Etienne Delorme) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 20.03.2009 0:00
Semaine canadienne
Au-delà des rapports multilatéraux entretenus au travers d’organisations internationales comme l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ou l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), il a été rappelé à cette occasion que les deux pays entretiennent de longue date de bonnes relations bilatérales: «C’est pendant la Seconde Guerre mondiale que nos deux pays se sont rapprochés notablement, lorsque la famille grand-ducale a trouvé refuge à Montréal, suite à l’invasion du Grand-Duché par l’Allemagne, le 10 mai 1940».
Si aucun grand chantier de coopération n’est à l’ordre du jour entre le Canada et le Luxembourg, Louis de Lorimier a précisé que le Grand-Duché s’était tout de même positionné en 2007 à la dixième place mondiale en termes d’investissement au Canada avec un montant de 7 milliards de dollars canadiens. La même année, les investissements du Canada au Grand-Duché ont atteint 1,5 milliard de dollars canadiens. «La société canadienne Husky est l’un des plus gros employeurs étrangers du pays», a aussi mentionné Louis de Lorimier, même si un plan social vient d’être décidé dans cette entreprise. Le nouvel ambassadeur a également estimé que des coopérations plus profondes étaient à mettre en place dans le domaine des fonds d’investissement, sans apporter de précisions.
Système bancaire le plus sain du monde
La veille, José Placido, CEO de RBC Dexia Investor Services, avait fait le déplacement de Toronto pour assister à la conférence Alfi sur les fonds d’investissement. L’établissement est né en 2006 de la fusion des activités de services aux investisseurs institutionnels de Dexia et de la Banque Royale du Canada. José Placido y a notamment évoqué la volonté de la banque de participer à la consolidation du secteur. Au passage, il a remarqué que les banques canadiennes ont beaucoup mieux résisté à la crise que leurs concurrentes américaines ou européennes. «Le système de réglementation et de surveillance des banques a bien fonctionné. Nos établissements n’ont pas investi dans tous ces actifs toxiques. Par ailleurs (contrairement aux Etats-Unis, ndlr), pour obtenir un prêt immobilier, il fallait être capable de l’assumer. Nous n’avons donc pas connu de vague de saisie de biens résidentiels et notre secteur immobilier est très stable», a confirmé Louis de Lorimier. En octobre dernier, une étude du World Economic Forum avait désigné le système bancaire canadien comme le plus sain du monde, devant ses équivalents suédois, luxembourgeois et canadien.

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