| En matière de hedge funds, PwC veut faire de la crise une opportunité pour le Luxembourg (Photo: Luc Deflorenne/Archives PaperJam) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 25.02.2009 0:00
Tirer les marrons du feu
«Nous avons observé une tendance, même des acteurs anglo-saxons, à la ‘redomiciliation’ des hedge funds vers des places plus réglementées, comme le Luxembourg», indique Didier Prime, alternative investments leader chez PwC. Selon l’expert, le Grand-Duché devrait bénéficier, dans le contexte de crise, d’une certaine désaffection des investisseurs pour les fonds dits off-shore, réputés moins transparents et enregistrés dans des paradis fiscaux exotiques. Selon des statistiques émanant de Hedge Fund Research (HFR) et reprises par le cabinet, seuls 3% des hedge funds étaient domiciliés au Luxembourg au quatrième trimestre 2007, contre 36% dans les îles Caïmans, 28% aux Etats-Unis, 10% aux îles Vierges Britanniques (BVI), 7% aux Bermudes et 4% en Irlande.
Caïmans transformés en SIF
Selon PwC, les fonds «Caïmans», dont beaucoup sont listés à la Bourse de Dublin peuvent aisément être transformés en FIS (Fonds d’Investissement Spécialisés) ou SIF en anglais, véhicules créés par la loi du 13 février 2007. Ces instruments destinés aux investisseurs avertis associent souplesse (en matière de structuration et de politique d’investissement) et sécurité, grâce au label réglementaire décerné par la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier). «Sous SIF, les hedge funds devront être audités et disposer d’une banque dépositaire au Luxembourg», a précisé Régis Malcourant, hedge funds leader chez PwC. Pour les deux associés, le Luxembourg n’a rien à craindre d’une harmonisation réglementaire européenne, voire mondiale, et d’un contrôle plus étroit que les gérants de hedge funds ne parviendront sans doute pas à éviter.

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