| François-Kim Hugé, ancien responsable de la branche «agent de transfert» chez JPMorgan, apporte son expérience pour le développement de Fund-F. (Photo: Julien Becker) |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 17.04.2009 0:00
Fund-X fait des petits
«Vingt ans d’expérience dans le secteur m’ont permis de constater qu’il manquait plusieurs pièces au puzzle. Mais cela n’a pas vraiment d’impact sur l’extérieur et n’est vraiment visible que de l’intérieur», explique Stéphane Corremans, qui connaît bien la problématique pour l’avoir vécue de près lors de son parcours professionnel passé chez Arthur Andersen, Fleming (puis JP Morgan Fleming) et Clearstream Banking.
D’où l’idée de fonder, seul, en 2005, Fund-X, société spécialisée dans le contrôle et la gestion pro active des dépenses liées à l’administration de fonds. Trois ans plus tard, la société réalise 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires et emploie une dizaine de personnes.
Parmi les «pièces manquantes» de ce grand puzzle que constitue la structure de coût des fonds, la gestion des commissions de rétrocession (trailer fees), versées par les promoteurs à leurs distributeurs afin d’étendre leur réseau de distribution, trône en bonne place. Le volume global des commissions de rétrocession est évalué à quelque 4 milliards d'euros par an. «Les acteurs concernés peuvent les gérer en interne, avec des applications développées ‘in house’, ou bien confier cette tâche à un agent de transfert externe. Nous proposons une autre alternative en apportant notre expérience et notre savoir-faire».
C’est ainsi qu’est née Fund-F, une spin-off dédiée à cette problématique, dont la création avait été annoncée à l’automne dernier. La société est notamment portée par François-Kim Hugé, ancien responsable, entre autres, de la branche «agent de transfert» chez JPMorgan. Après quelques mois de tests (et près d’un an et demi de développement), la société entre aujourd’hui pleinement en phase opérationnelle, quand bien même la problématique de ces rétrocessions n’a pas encore été complètement réglée au niveau de la directive Mifid sur les marchés d’instruments financiers. «Dans un an, nous souhaitons avoir atteint le break even avec un chiffre d’affaires d’un million d’euros», projette M. Corremans, qui ne cache pas que d’autres idées sont en gestation pour développer d’autres gammes de services.

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