| Miriam Mascherin: «Nous ne sommes pas dans le virtuel. Il s’agit de vraies bouteilles de vin, stockées au port franc de Genève». (photo : Luc Deflorenne/archives paperJam) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 26.03.2009 0:00
Nobles Crus vise les 100 millions d’euros
L’objectif affiché est de parvenir à un encours de 100 millions d’euros: «c’est à partir de ce seuil que nous pourrons commencer à envisager de fermer le fonds (de restreindre l’accès aux investisseurs, ndlr)», envisage le gérant et ancien banquier Christian Roger. «Dans le contexte actuel, les prix devraient encore baisser pendant deux ou trois mois. Mais, c’est vraiment le moment de saisir des opportunités et de se constituer une cave. C’est un marché en pleine expansion, car de nouveaux pays s’y intéressent (Mexique, Inde, Brésil, Corée), et la production est de toute façon limitée», poursuit-il.
Les promoteurs mettent en avant un rendement supérieur à 20% en 2008, la distinction décernée par Cash Magazine en tant que fonds le plus novateur et une approche aussi rigoureuse que la gestion traditionnelle: «Nous fonctionnons comme n’importe quel fonds action ou obligation avec des investissements growth ou value, une approche bottom up. Simplement, au lieu d’analyser les cash flows, Christian déguste les vins», a comparé Michel Tamisier lors d’une présentation organisée mercredi.
Un FIS en euros
«Nobles Crus est un FIS (Fonds d’Investissement Spécialisé) réglementé par la CSSF et coté en euros. Il existe quelques autres sicav investies dans le vin, mais ce sont des structures britanniques off-shore», décrit Miriam Mascherin. Caceis assure la fonction de banque dépositaire, alors que Allen & Overy et Deloitte sont respectivement chargées des fonctions juridiques et d’audit. «Le statut de FIS ne requiert pas de ratios d’investissement, mais nous nous les sommes imposés», précise Michel Tamisier. Le portefeuille est notamment constitué de bourgognes à 59,1%, de bordeaux à 36,7%...
Elite Advisers, qui gère un total de 100 millions d’euros en tant que conseiller d’investissement, s’empresse également de distinguer Nobles Crus des placements ordinaires, qui ont été les plus affectés par la crise. «Les marchés offrent des produits peu transparents, des produits de plus en plus techniques, compliqués et souvent impersonnels, avec des périodes de lock-up (limitations de sortie). Nous ne sommes pas dans le virtuel. Il s’agit de vraies bouteilles de vin, stockées au port franc de Genève. Nous recommandons une période d’investissement de trois à cinq ans. Le potentiel de plus-value est sur le long terme», argumente Miriam Mascherin. L’Irlandaise met également en avant la part de rêve véhiculée par les placements Elite Advisers. Un fonds investi en diamants est en préparation pour la deuxième moitié de l’année.

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