| Frank Wagener (Dexia): «Le quatrième et le cinquième mois de l’année sont plutôt dans la même veine que les trois premiers». (Photo: Julien Becker /archives paperJam) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 14.05.2009 0:00
Dexia BIL sort la tête de l’eau
Après avoir été sauvée par l’Etat, puis mise au régime sec, Dexia BIL refait surface. L’établissement a enregistré un bénéfice net de 61 millions d’euros au premier trimestre. Dans le même temps, le groupe Dexia est aussi revenu dans le vert, avec un profit supérieur aux attentes de 251 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, contre 289 millions au cours de la même période de l’année dernière. La perte nette de tout l’exercice 2008 s’était élevée à 3,326 milliards d’euros. «Le quatrième et le cinquième mois de l’année sont plutôt dans la même veine que les trois premiers», dévoile d’ores et déjà Frank Wagener, président du comité de direction de Dexia BIL. Il souligne les bienfaits d’une activité diversifiée, avec une très bonne tenue des crédits hypothécaires et des crédits à la consommation, en particulier sous l’impulsion du festival de l’auto. «L’activité reste correcte dans l’immobilier résidentiel, mais d’avantage dans une optique d’habitation personnelle que de spéculation, comme dans le passé». On ne peut en revanche pas en dire autant pour l’immobilier professionnel : «Pour les bureaux, il n’y a plus d’opérations. Je ne sais pas pour les autres banques, mais pour nous c’est zéro», souligne-t-il.
Un argument commercial
Si les dépôts s’inscrivent également en légère augmentation entre décembre 2008 et mars 2009, les résultats semblent toujours poussifs sur ce terrain. «La clientèle résidente est en train de revenir, mais avec la rengaine de discussions sur le secret bancaire, la clientèle non résidente est plus hésitante», souligne Frank Wagener. Le patron de Dexia BIL ne fait pas mystère du départ de nombreux clients durant la crise, mais refuse de communiquer des chiffres sur le sujet. Le métier de banque privée est donc à la peine, mais Frank Wagener se réjouit de bénéficier du soutien gouvernemental, un argument commercial important dont il dit avoir encore besoin. Le plan de soutien annoncé en septembre prévoit une émission d’obligations convertibles de 376 millions d’euros souscrite par l’Etat, moyennant un taux d’intérêt de 10%.
La banque a également annoncé une réduction des coûts de 7%. Le plan de suppression de 78 postes prévu chez Dexia BIL, sur un total de 900 personnes dans le groupe Dexia en 2009, devrait passer exclusivement par des départs volontaires. «Si plus de 78 personnes décident de saisir les conditions très alléchantes qui leur sont offertes, nous pourrons alors songer à embaucher de nouveau», envisage Frank Wagener.Depuis la fin 2008, Les effectifs de Dexia BIL ont déjà été réduits de 37 unités depuis la fin 2008, à 1868 employés à temps plein.

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