| Carlo Thill et Eric Martin co-président le nouvel ensemble (Photo: Olivier Minaire/Archives paperJam) |
Par: Nicolas Raulot | Publié le 15.05.2009 0:00
BGL-BNP Paribas, c'est fait!
On ne dira plus BGL, mais BGL-BNP Paribas. L’opération a été bouclée le 13 mai après l’approbation de la Commission européenne et avec la cession par l’Etat luxembourgeois de 16% du capital de la banque à l’établissement français, qui en détient désormais les deux tiers. L’Etat luxembourgeois restera pour l’instant actionnaire à 34% de l’ex-Fortis Banque Luxembourg. L’accord initial avait été annoncé en octobre, en pleine tourmente financière, et alors que les Etats belge et luxembourgeois avaient dû intervenir pour sauver Fortis de la faillite. Le rapprochement BNP Paribas-Fortis a finalement été voté en assemblée générale le 28 avril en Belgique et le 29 aux Pays-Bas, à l’issue d’une longue bataille avec certains actionnaires minoritaires.
Premier employeur bancaire
Avec un total de 4.000 collaborateurs (1.400 chez BGL, 2.600 chez BNP Paribas), le nouvel ensemble devient le deuxième employeur du Grand-Duché derrière ArcelorMittal et le premier employeur bancaire. Il se présente aussi comme le numéro Un en banque privée et le numéro Un pour les entreprises. «Avec des fonds propres de 8 milliards d’euros, nous avons les moyens de nous développer, de développer l’économie de ce pays et des régions qui nous sont proches», souligne Carlo Thill, qui co-présidera la banque, avec Eric Martin, administrateur délégué de BNP Paribas Luxembourg. Gaston Reinesch a été confirmé comme président du conseil d’administration. Il avait été nommé à ce poste chez BGL le 18 décembre 2008. Alain Papiasse, responsable de la banque d’investissement chez BNP Paribas, devient vice-président.
Les conséquences sur l’emploi sont incertaines, de même que le maintien ou non, à terme, des deux grands centres administratifs, l’un, au Kirchberg pour la BGL, l’autre, à Howald pour BNP Paribas. Eric Martin a déclaré qu’une analyse détaillée serait réalisée d’ici à la mi-octobre par une série de taskforces pour la mise en œuvre du rapprochement et des synergies. Il a toutefois estimé que le manque de personnel dans certaines activités pourrait compenser des surplus dans d’autres lignes de métier. Une assemblée générale extraordinaire est prévue le 11 juin pour la modification des statuts (dénomination sociale, gouvernance), et la nomination définitive des administrateurs cooptés.

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