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Darren Robinson, directeur de Badenoch & Clark
(Photo: Francesca Gilibert )

Par: Jean-Marc Streit  |  Publié le 24.04.2009 0:00

Un surcroît de compétitivité


De l’Angleterre au Luxembourg via l’Australie
Après un bachelor scientifique, les sirènes de l’armée britannique attirent Darren Robinson, qui passera ainsi près de six ans au sein d’un régiment de parachutistes. En 1996, il change radicalement d’orientation et intègre le cabinet de recrutement Robert Walters, qui lui donnera l’opportunité de découvrir le marché australien. C’est ainsi qu’en 2000, il est embauché par Morgan & Banks/Hudson en tant que consultant RH pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Quatre ans plus tard, il retourne dans sa mère patrie et rejoint Badenoch & Clark. En 2006, il délaisse son insularité et prend la direction du bureau de Luxembourg, pays dont il tombera amoureux et qui charmera du même coup son épouse.

L’ombre des sociétés étrangères

Le marché du recrutement au Luxembourg a fortement changé, surtout au cours de ces cinq dernières années. La bonne santé économique du pays a permis l’essor du secteur qui compte aujourd’hui quelque 80 sociétés. «Mais le marché national du recrutement se retrouve également en compétition avec des sociétés basées à l’étranger et qui recrutent de plus en plus pour le marché luxembourgeois», constate Darren Robinson. Bien que nombre de cabinets sur le marché offrent des services de qualité accrue, force est de constater que certains autres ont une philosophie contraire, conduisant à des prestations médiocres, notamment pour les candidats. «Je crains que la réputation de l’industrie du recrutement au Luxembourg ne s’en trouve affectée», note-t-il.

2010, pour un nouveau départ

«La crise a engendré une diminution importante des besoins en postes qui avaient traditionnellement le vent en poupe, reconnaît le directeur de Badenoch & Clark. Toutefois, la demande reste forte pour les experts-comptables et les managers en private banking». D’un naturel résolument optimiste, Darren Robinson entrevoit cependant une fin d’année 2009 qui devrait retrouver des conditions normales en termes de recrutement, puis une recrudescence des offres d’emplois en 2010. La pénurie pourrait ainsi être à nouveau à l’ordre du jour, la crise se refermant telle une petite parenthèse dans le secteur du recrutement.

Des challenges physiques

«Il y a vingt ans, je ne m’imaginais pas du tout travailler, enfermé dans un bureau, cloisonné entre quatre murs, avoue-t-il. Je pense, donc, que si je n’avais pas travaillé dans le monde du recrutement, j’aurais probablement rempilé dans l’armée et occupé la fonction de formateur sportif». D’ailleurs, des challenges physiques, il aime encore à s’en donner régulièrement: à l’aube de ses quarante ans, il s’est promis d’apprendre à skier (activité réalisée cet hiver), de pratiquer la plongée sous-marine… et d’avoir un enfant!

Ces trois objectifs étant sur le point de se concrétiser…


 
 
 
 
  



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