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Klaus-Peter Müller a lu une longue et vague
dissertation sur la sécurité (Photo: Francesca Gilibert)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 29.04.2009 0:00

Triste journée boursière


Le discours du président de Commerzbank Klaus-Peter Müller, mardi soir, a laissé l’assistance perplexe. Les actionnaires de la Bourse de Luxembourg peuvent tout de même se réjouir d’une hausse de 24% du dividende.
«Hors de propos, hors sujet, étrange....» Voilà un petit échantillon des commentaires entendus mardi soir après le discours prononcé par Klaus-Peter Müller, patron de Commerzbank, lors de la 27e édition de la «Journée boursière». Devant une assistance nombreuse mais perplexe, le banquier a lu une vague et longue dissertation sur l’importance de la sécurité dans le cadre d’un nouvel ordre économique mondial. On aurait préféré entendre le financier allemand livrer son analyse de la crise actuelle, alors que la récession devrait atteindre 6% cette année outre-Moselle, ou rassurer les investisseurs sur l’état de santé du système bancaire allemand. Rappelons qu’un document de la Bafin, le régulateur allemand, dont la presse germanique vient de faire état, évoque une exposition aux actifs toxiques supérieure à 800 milliards d’euros. Tout juste Klaus-Peter Müller a-t-il retenu l’attention de l’auditoire en début de discours, en confirmant la volonté de la banque de maintenir son activité au Luxembourg.

Rendez-vous de networking

La Journée boursière, qui demeure un rendez-vous incontournable de networking pour les acteurs de la place financière, fut également l’occasion de dresser le bilan d’une très mauvaise année 2008, puisque l’indice LuxX y a laissé 59% de sa valeur. «Dans le sillage de cette tendance baissière, la capitalisation boursière des sociétés nationales a fortement décru, passant de 113,6 milliards d’euros en 2007 à 47,8 milliards d’euros à la fin de 2008», a rappelé Raymond Kirsch, président du conseil d’administration de la Bourse de Luxembourg, par ailleurs, guère optimiste pour le volume futur des nouvelles émissions. «Après plusieurs décennies de croissance régulière, nous voici rattrapés par la crise. Et, avec elle arrivent les années de vaches maigres. En effet, l’explosion du volume d’émissions des Etats dans le cadre de leur plan de relance et celles des entreprises non financières n’arrivent pas à compenser les baisses drastiques subies au niveau de la cotation. En outre, la méfiance des investisseurs à l’égard des instruments jugés trop complexes notamment dans le domaine de la titrisation, des produits structurés de toute nature ne fait que renforcer cette tendance.».

Raymond Kirsch et Michel Maquil, président et CEO, ont toutefois rappelé les points positifs, et en particulier les résultats de la Société de la Bourse de Luxembourg elle-même: un chiffre d’affaires en légère hausse de 6,5% par rapport à 2007, un bénéfice net de 9,56 millions d’euros (+ 26%), et un dividende net de 34,85 euros contre 28,05 pour l’exercice précédent, soit un gain plus qu’honorable de 24% pour l’entreprise de marché.

Michel Maquil a aussi rappelé que la Centrale de Communication Luxembourg (CCLux) avait changé de raison sociale en janvier 2009, pour devenir Finesti et poursuivre son développement international dans l’information financière liée aux fonds d’investissement. «Grâce à son infrastructure, Finesti apparaît comme idéalement positionnée pour favoriser une accélération des processus d’automatisation et de standardisation des flux d’ordres dans les fonds d’investissement», a-t-il notamment déclaré, ajoutant que cette expertise est mise à la disposition de l’industrie européenne des fonds d’investissement, par la contribution de Finesti à des projets initiés par Efama (European Fund and Asset Management Association). Finesti et FundConnect ont annoncé le 8 avril une solution commune pour la classification des fonds européens.


 
 
 
 
  



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