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Jean Guill connaît bien la CSSF : il en a été président du conseil
d’administration depuis sa création. (Photo : Olivier Minaire)

Par: Jean-Michel Gaudron  |  Publié le 30.04.2009 0:00

La CSSF change de tête


La passation de pouvoirs officielle entre Jean-Nicolas Schaus, directeur général sortant de la Commission de Surveilllance du Secteur Financier, et Jean Guill, son successeur, a eu lieu ce mercredi matin, sous l’œil bienveillant du ministre du Trésor et du Budget, devant qui la nouvelle équipe dirigeante de la CSSF a prêté serment.
«Je ne ressens aucune émotion particulière. Peut-être jeudi lorsque je quitterai pour la dernière fois le bâtiment», nous a confié, ce mercredi, Jean-Nicolas Schaus, quelques minutes après que Jean Guill, son successeur en tant que directeur général de la CSSF, mais aussi Renée Billon et Claude Simon (les deux nouveaux directeurs adjoints qui rejoignent Simone Delcourt, déjà en place), ont prêté serment devant le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden.

Bientôt âgé de 68 ans (il les aura au début du mois de juin), M. Schaus aurait donc dû quitter ses fonctions il y a déjà trois ans. Mais il avait prolongé son mandat à la tête de la CSSF, à la demande expresse du ministre Frieden, désireux de compter le plus longtemps possible sur le «grand serviteur de l’Etat» dont il a vanté les talents, ce mercredi, évoquant, pêle-mêle, son engagement, son savoir-faire, ses compétences, son professionnalisme…

Avec Jean Guill, 58 ans, la CSSF peut compter, à sa tête, sur un autre grand serviteur de l’Etat, dont la carrière a commencé en novembre 1974 au Commissariat au contrôle des banques, où il est resté jusqu'en 1983, avec juste une parenthèse à Washington (entre 1978 et 1979) au bureau luxembourgeois du FMI à Washington.

En 1983, il est nommé directeur de l’Institut Monétaire Luxembourgeois, où il siège aux côtés de… M. Schaus (le directeur général était, à l’époque, Pierre Jaans). Il y reste quinze ans avant de devenir Directeur du Trésor, en 1998, lorsque l’IML est scindé en deux pour donner naissance à la Banque Centrale du Luxembourg et à la CSSF.

Il connaît d'autant plus le fonctionnement de la Commission de surveillance qu'il en a été, depuis sa création, président du conseil d’administration. Cet organe de direction n’a, cependant, aucune influence majeure sur le fonctionnement au quotidien de la surveillance du secteur financier au Luxembourg, si ce n’est que c’est lui qui vote, chaque année, le budget de fonctionnement.

Le ministère du Trésor et du Budget a soumis, au gouvernement, le nom d’Etienne Reuter, Premier Conseiller de Gouvernement auprès du ministère des Finances, pour prendre la présidence d’un conseil dont il est déjà membre. L’annonce officielle de sa nomination pourrait intervenir la semaine prochaine.


 
 
 
 
  



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