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Marc Glesener, Aleba (Photo: David Laurent/Wide, archives paperJam).

Par: Frédérique Moser et Jean-Michel Gaudron  |  Publié le 26.06.2009 0:00

«Renforcer les structures de dialogue social»


Marc Glesener est le président du syndicat Aleba.
Monsieur Glesener, quel est, selon vous, le principal message sorti des urnes?

«Les Luxembourgeois ont plébiscité Jean-Claude Juncker et son parti politique sort vainqueur incontestable de ces élections. Tout porte à croire que les électeurs se sentent protégés par le plus grand parti politique. C’est un vote pour la stabilité politique en temps de crise. Flatteur pour le CSV, surtout après les déclarations peu rassurantes du Premier ministre.

La coalition gouvernementale a été reconduite et devrait mener une politique de continuité. Craignez-vous que certaines de vos revendications, notamment en matière de droit du Travail et de protection contre les licenciements, ne restent dans les tiroirs?

«Nous resterons proactifs dans les domaines de la protection sociale. Il serait opportun de renforcer les structures de dialogue social au niveau des entreprises et au niveau des secteurs économiques. Toute négociation et discussion controversée ne peut aboutir dans l’intérêt de tout un chacun qu’entre partenaires qui disposent des mandats et du know-how spécifiques.

Parmi les grandes réformes à mettre en place par le prochain gouvernement, lesquelles pourraient ou devraient l’être rapidement? Par quel moyen?

«Laissons-nous d’abord digérer les réformes de l’ancien gouvernement. Il reste beaucoup de pain sur la planche, en matière de statut unique par exemple, qui a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolus, mais aussi en matière d’indexation des salaires, d’adaptation des barèmes d’impôt, de garantie des pensions légales, de maintien du niveau de protection de la santé, etc.

N’oublions pas la manifestation du 16 mai!

Pour vous, l’action syndicale à haut niveau est-elle compatible avec l’exercice d’un mandat national? Les syndicalistes élus députés doivent-ils démissionner de leurs fonctions syndicales?

«Il s’agit d’une question de principe pour l’Aleba, libre de toute influence d’un parti politique. Il est donc inconcevable, pour moi, de s’incliner devant des décisions fondamentalement opposées à toute déontologie syndicale. C’est une question de crédibilité! Mais je n’ai ni vu ni entendu aucun de ces pseudo-syndicalistes émettre un véto ou regretter les mesures de démantèlement social adoptées. Sauf un, … qui n’a plus reposé sa candidature.»


 
 
 
 
  



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