Article Voir tout
 
Jean-Claude Reding, OGBL (Photo: David Laurent/WIde, archives paperJam)

Par: Frédérique Moser  |  Publié le 26.06.2009 0:00

«Notre but n’est pas d’entrer dans le jeu politique du pays»


Jean-Claude Reding est le président du syndicat OGBL.
Monsieur Reding, quel est, selon vous, le principal message sorti des urnes?

«La population a surtout voulu exprimer son besoin d’être rassurée sur l’avenir. Elle a apporté son soutien au CSV qui avait axé sa campagne sur la lutte contre la crise et la question de la sécurité.

La coalition gouvernementale a été reconduite et devrait mener une politique de continuité. Craignez-vous que certaines de vos revendications, notamment en matière de dialogue social, ne restent dans les tiroirs?

«Il y a deux points importants. D’abord, dans l’orientation politique générale du gouvernement, il y a certaines lignes rouges à ne pas franchir, au risque d’être confronté à l’opposition du premier syndicat du pays. Il s’agit des prestations de sécurité sociale, de la protection contre le chômage et du maintien du niveau des pensions ainsi que de l’indexation des salaires.

Ensuite, il y a des réformes à entreprendre. En premier lieu, la législation sur la représentation des salariés dans l’entreprise. Si ce gouvernement veut être un gouvernement du dialogue, il est impératif de créer une plate-forme de discussion, pas uniquement dans le cadre de la tripartite, mais également dans les entreprises.

Certains observateurs politiques désignent l’OGBL comme la seule force d’opposition dans le pays. Etes-vous prêt à endosser cette fonction?

«Le CSV a été légitimé par les électeurs. L’OGBL l’a été lors des élections sociales, par un électorat plus large, qui représente également les gens qui n’ont pas pu voter aux législatives. Il n’est sans doute pas nécessaire que j’endosse le rôle de premier opposant du gouvernement. Notre but n’est pas d’entrer dans le jeu politique du pays. Mais s’il le faut, je suis prêt à le faire.

Et ce, afin de pallier les faiblesses du LSAP – le parti dont votre syndicat est historiquement le plus proche – qui se retrouve en mauvaise posture dans la coalition?

«Le LSAP est très affaibli. Il doit mener une réflexion très approfondie sur ses structures et son développement. L’OGBL a fait d’excellents scores aux dernières élections sociales et continue de se développer. Pour un parti progressiste, il y a des leçons à tirer de la bonne évolution d’un syndicat progressiste.

Pour vous, l’action syndicale à haut niveau est-elle compatible avec l’exercice d’un mandat national? Les syndicalistes élus députés doivent-ils démissionner de leurs fonctions syndicales?

«Oui, très clairement. Un responsable syndical ne devrait tout simplement pas postuler pour un mandat de député. A l’OGBL, la question est tranchée, puisque cela est interdit par nos statuts.»


 
 
 
 
  



Publier un nouveau commentaire

Compte classique
Créer un compte utilisateur classiqueSe logguer via un compte classique existant:
Image CAPTCHA