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Jean-Jacques Rommes, ABBL (Photo: Fabrizio Maltese/Archives paperJam)

Par: Jean-Michel Gaudron  |  Publié le 26.06.2009 0:00

«L’après-crise sera plus concurrentiel encore»


Jean-Jacques Rommes est le directeur de l'ABBL.
Comme la grande majorité des observateurs, le directeur de l’ABBL relève le réflexe «sécuritaire» d’électeurs n’ayant pas voulu changer d’équipe en plein milieu de la tempête. «Ce résultat n’est pas étonnant, estime-t-il. Il y a sans doute un jugement globalement positif de la gestion de crise des derniers mois, essentiellement de la part des ministres qui ont été au feu.»

Si certains plaident pour la création d’un ministère exclusivement dédié au secteur financier, Jean-Jacques Rommes estime pour sa part que la situation actuelle est plutôt satisfaisante. «Il nous a semblé, ces dernières années, avoir un ministre compétent pour la Place financière et nous avons assez bien vécu avec cette solution, même si le ministre en question a eu d’autres tâches elles aussi très importantes et non directement liées au secteur financier, qui ont fait qu’il était extrêmement sollicité en temps de crise.» Pour M. Rommes, l’essentiel est que le secteur financier garde un interlocuteur privilégié au sein du nouveau gouvernement…

Car les défis à relever ne manqueront pas, notamment en matière d’exigences de surveillance et de réglementation dans la continuité de la crise. «Ce qui est urgent, aussi, c’est la continuation de la gestion du dossier relatif au secret bancaire. Il faudra que le nouveau gouvernement définisse, ensemble avec les acteurs de la Place, quelles peuvent être les initiatives afin que le private banking au Luxembourg garde son importance actuelle.»

Jean-Jacques Rommes tient également à suivre avec beaucoup d’attention le débat lancé en Europe sur la responsabilité des banques dépositaires, «parce qu’il y va d’abord de la confiance des investisseurs dans le système financier, mais il y va aussi de la survie du système des banques dépositaires, étant donné que la place financière vit très largement de la fonction de banque dépositaire des fonds d’investissement. J’estime que les défis techniques à ce niveau me semblent énormes et très sous-estimés.»

Au-delà du seul secteur financier, le directeur de l’ABBL regrette que les entreprises luxembourgeoises aient perdu en compétitivité ces dernières années. «Il convient d’amorcer les réformes structurelles dont le pays a besoin pour affronter un après-crise qui sera plus concurrentiel encore que ce que nous avons vécu jusqu’à présent.»


 
 
 
 
  



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