| Romain Henrion, président du FNR (Photo: David Laurent/Wide) |
Par: Frédérique Moser | Publié le 26.06.2009 0:00
L’année de l’action
Les jalons sont posés et le Luxembourg engrange un à un les atouts qui lui permettent de soutenir l’ambition du Fonds National de la Recherche (FNR) d’en faire un site de recherche mondialement reconnu. Présentant le bilan 2008 de ce qui constitue l’instrument majeur du financement de la recherche nationale, ses principaux dirigeants, réunis autour du président Romain Henrion, se sont félicités des avancées majeures réalisées l’an dernier.
A commencer par le lancement du programme CORE, doté d’un budget de 14,2 millions d’euros ayant permis de financer 34 projets, dans des domaines aussi divers que le développement durable, la biomédecine ou la sociologie. Quant aux aides à la formation-recherche, destinées à soutenir la professionnalisation de la recherche, elles ont remporté un franc succès: lors du premier appel début octobre 2008, 26 candidats doctorants et 14 candidats postdoc ont été retenus (soit un taux de réussite de 56%), pour un financement de 3,6 millions d’euros. Les trois quarts des doctorants et 90% des chercheurs en postdoc ont été engagés sur base d’un CDD.
Pour le FNR, il s’agit d’aller plus loin encore dans la protection sociale des chercheurs, «d’émanciper la profession, afin d’offrir aux jeunes des perspectives de carrières dans la recherche» et attirer au Luxembourg des chercheurs de haut niveau, dont le manque se fait toujours cruellement ressentir.
Le FNR se donne également pour mission de promouvoir la culture scientifique en dehors des laboratoires et d’en faire, à l’horizon 2020, un véritable «pilier social». Des initiatives comme le Science Festival, qui se tiendra cette année du 12 au 15 novembre, s’inscrivent dans cette volonté de rapprocher le grand public des sciences et de lui faire découvrir l’impact de la recherche sur le développement socio-économique du pays.

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