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Rik Vandenberghe (ING Luxembourg):«Nous avons un grand potentiel de
développement dans le crédit aux entreprises».
(Photo: David Laurent/archives paperJam)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 26.08.2009 0:00

ING Luxembourg aime les entreprises


En deux ans, la banque a doublé son activité de crédit corporate. Elle croit en son avenir dans ce métier.
Si les derniers résultats du bancassureur ING ont déçu, sa filiale grand-ducale demeure le bon élève du groupe. ING Luxembourg vient même de décrocher une mention très bien en publiant un bénéfice net de 107 millions d’euros au premier semestre, en hausse de 28,7% par rapport aux six premiers mois de 2008.

L’établissement se distingue notamment par son activité de crédit aux entreprises, qui a contribué pour près d’un tiers au profit total, avec environ 30 millions d’euros de résultat après impôt, soit une progression de 91%. «Entre 2007 et 2009, nous avons doublé notre activité grâce à des investissements conséquents et à l’amélioration de notre qualité de service. Je pense que nous avons encore un grand potentiel de développement dans ce domaine. Nous voulons devenir un partenaire privilégié des entreprises», affirme Rik Vandenberghe, administrateur délégué.

Débats sur le secret bancaire

Quand il a pris ses fonctions chez ING Luxembourg il y a près de trois ans, le CEO avait reçu la mission de développer le corporate banking, un métier négligé dans une maison qui avait coutume de privilégier la banque privée. Cette stratégie de diversification s’est avérée payante au vu des bouleversements de ces derniers mois et des incertitudes qui subsistent: débats sur le secret bancaire, établissement d’une liste grise de l’OCDE sur laquelle avait été placé le Luxembourg et projets de remise à plat de la directive Epargne. Le groupe hollandais a engagé un processus de vente de ses activités private banking en Suisse et en Asie.

Les bons résultats d’ING Luxembourg doivent aussi beaucoup à une politique drastique de réduction des coûts, dictée par la maison mère dans le cadre du programme "back to basics". La filiale grand-ducale a également atteint ses objectifs sur ce plan grâce à diverses mesures (politique de parc de voitures plus modeste, réduction du temps de travail sur une base volontaire, diminution des frais de voyage et de représentation...) mais sans réduire ses effectifs qui demeurent composés de 750 collaborateurs environ.


 
 
 
 
  



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