| Photo: Olivier Minaire |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 23.10.2009 0:00
Cinq projets luxembourgeois À l’honneur
Agilis Engineering: jusqu’à 70% de réduction des coûts d’équipement
Agilis Engineering est une société active dans le domaine de la technologie des matériaux, proposant des produits et services visant à réduire les coûts d’équipement. Les marchés ciblés sont essentiellement la fabrication de cellules photovoltaïques et de puces semi-conductrices, ainsi que tout autre marché utilisant ces matériaux. L’approche spécifique «cycle de vie» des produits conçus par Agilis Engineering permet d’avoir une vue et une approche plus durables du produit et une réduction substantielle des ressources utilisées pour sa production.
«Cette approche est très novatrice dans le domaine et nous permet de réduire jusqu’à 70% le coût total engendré par le produit concerné», se félicite Pitt Wolff, en charge du projet avec Isabelle Saint-Antoine et Baptiste Cristini. L’activité de cette société inclut également un service de recyclage unique nommé Thermagas qui, de par la technologie utilisée, permet à Agilis Engineering de se positionner dans une niche intéressante et inoccupée jusqu’alors. «La crise économique a souligné qu’une approche novatrice vis-à-vis des ressources est nécessaire. Nous avons donc décidé de nous lancer dans cette aventure au début de l’année 2009», explique M. Wolff. Est-ce pour autant un créneau porteur? «On dirait que oui, car notre carnet de commandes se remplit très régulièrement», assure-t-il.
Cultureinside: un réseau d’artistes
Réseau social multilingue en ligne à destination des artistes et amateurs d’art, Cultureinside est une initiative d’artistes et de professionnels du web. Ce projet s’adresse essentiellement à une population très large d’artistes visuels, actuellement sous-représentée par les réseaux sociaux en ligne. «Des centaines de milliers de talents ne sont pas représentés. Nous leur offrons une visibilité, des moyens de communication et de connexion d’une part, grâce à la flexibilité d’Internet et d’autre part, l’organisation d’expositions concrètes. Le virtuel est ainsi complice du réel», développe Gila Paris, fondatrice de Cultureinside.
La volonté des instigateurs de ce projet est de participer à la démocratisation du marché de l’art en lui offrant une nouvelle impulsion. «L’art est pour tous et doit être accessible à tous. Nous sommes certains que la coopération entre artistes est un élément clef de cette dynamique de changement», renchérit Mme Paris.Depuis maintenant près d’un an, le succès de ce site laisse augurer d’une bonne viabilité du concept, notamment sur le marché européen. En septembre, le site (www.cultureinside.com) comptait plus 5.000 membres, dont près de 2.000 artistes contemporains originaires de 83 pays. Toujours en septembre, plus de 56.000 visiteurs, 650.000 pages visitées et 7 millions de requêtes ont été enregistrées. «Ces chiffres montrent clairement le besoin d’une telle initiative et plateforme», conclut la fondatrice de Cultureinside.
Homesystem: la domotique pour tous
«Voilà maintenant cinq ans que l’idée m’est venue de créer un nouveau système domotique, universel et accessible au plus grand nombre», se rappelle Patrick Barbedor, gérant de la société Homesystem. Poussé également par les contraintes techniques et le prix exorbitant de la domotique proposée jusqu’alors sur le marché, il prend l’initiative de réaliser son projet: le housecontroller.
Intégralement indépendant de l’électricité générale de la maison, ce produit est adapté à un large panel de bâtiments, allant de la petite maisonnette à des ensembles de 32 pièces. Manipulable à distance, via un téléphone portable, le housecontroller assure confort, sécurité et économie d’énergie au sein du domicile.Le confort, grâce à ses fonctions principales (allumage/extinction des lumières, thermostats; arrosage; mouvements des volets roulants, jalousies, stores ou bannes…), mais surtout par ses fonctions intelligentes qui pensent et réfléchissent à la place des occupants. La sécurité, car il surveille en continu la maison (gaz, eau, feu, effraction) et émet un signal sonore (ou envoie un e-mail) pour chaque situation inhabituelle. L’économie d’énergie, enfin, grâce à une programmation individuelle et à la maîtrise du temps de consommation.
Le tout forme un pack, constitué d’un controller intégré dans une armoire électrique, d’une station météo et d’un terminal tactile. «Enfin, il est prévu, courant 2010, de créer un flatcontroller pour appartements, plus compact et à moindre coût», rajoute M. Barbedor.
Netfutura: libre et européenne
C’est pour son projet de collaboration transnationale basé sur l’open source que Netfutura a été primée. Fondée en 2000, l’entreprise sarroise, qui compte un bureau au Technoport d’Esch-sur-Alzette depuis mai 2009, emploie huit personnes. Active dans les domaines informatiques, de la communication et du marketing, elle offre aux PME un réseau de coopération et de partage des compétences, en matière de gestion de l’information, destiné à alléger leurs processus de communication. «Coopération, innovation et utilisation de logiciels sans frais de licence sont les pierres angulaires de notre stratégie», explique Thomas Mück, son fondateur et gérant. C’est la triple innovation technologique (utilisation coopérante de logiciels libres), d’affaires (modèle économique basé sur la coopération d’entreprises variées) et juridique (développement des logiques coopératives transnationales sur des bases juridiques communes) qui aura été ainsi récompensée lors du concours de plan d’affaires. «Nous considérons ce prix comme la confirmation de la qualité et de la capacité concurrentielle de notre idée. La soirée de clôture a été pour nous le signal de départ pour notre projet», poursuit Thomas Mück.Les fondateurs de Netfutura voient déjà plus loin et prévoient de créer en 2010 une Société Coopérative Européenne (SCE), pour le développement de leurs activités collaboratives transnationales. «Ce statut juridique servira de base à notre réseau, prévoit M. Mück, afin de mieux rassembler les compétences des différents partenaires, tout en respectant l’autonomie de chacun.»
SeeZam: un coffre-fort virtuel
L’offre de SeeZam n’est autre qu’un coffre-fort électronique, à savoir un lieu hautement sécurisé sur le web, où il est possible de stocker toute information personnelle et confidentielle. Mais www.seezam.com sera également un lieu d’échange et de partage dans lequel il sera possible de mettre des informations à la disposition de personnes préalablement désignées. Le site sera opérationnel en janvier prochain. «Concrètement, développe Yves Steinbusch, directeur marketing de SeeZam, chacun souhaite le meilleur pour ses proches. Nous désirons, par exemple, que notre conjoint ou nos enfants puissent bénéficier de nos contrats d’assurance vie ou de nos économies, après notre décès. Mais nos familles sont-elles au courant de l’existence de toutes ces informations? Peut-être souhaiterions-nous aussi laisser une trace de notre passage en faisant cadeau, pourquoi pas, de notre bibliothèque à un ami. A moins qu’il ne s’agisse d’une collection de timbres qui nous tient à cœur…»
SeeZam répond à tout cela, mais sans pour autant avoir la vocation ni l’ambition de se substituer aux activités d’un notaire! «Nous proposons une solution innovante qui permet au particulier de conserver et de transmettre des informations sensibles, d’exprimer en lieu sûr des choix personnels», précise Pierre Van Wambeke, le CEO. En outre, le contenu déposé sur le site est très facile à mettre à jour et se partage au moment choisi par l’utilisateur de ce service. Le tout dans un environnement qui se veut convivial et d’un très haut niveau de sécurité et de confidentialité.

1274.2205 

Publier un nouveau commentaire