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Marios Paras (Photo: Julien Becker)

Par: Jean-Marc Streit  |  Publié le 23.10.2009 0:00

«Nous devons prendre nos responsabilités»


Figure emblématique du monde du recrutement, Marios Paras, directeur de Rowlands International et de Tempo Team, inspire le respect tant par son expérience que par ses opinions, sa faconde et sa bonhomie. Aujourd’hui, il voit, et ce malgré la crise, un Luxembourg privilégié qui doit, à côté de ses impératifs économiques, s’orienter vers plus de social.

De Thomson à Rowlands Vedior/Tempo Team

«Les bons professionnels, on les remarque sur le tas et non à leurs qualifications», répète à l’envi Marios Paras, qui ne supporte pas la tendance à «classer les gens dans des tiroirs». Pour autant, il ne manque pas de solides qualifications, avec notamment son master décroché après des études en Angleterre et aux Etats-Unis. Ce sésame en poche, il entre de plain-pied dans le monde professionnel, intégrant la compagnie aérienne Thomson en tant que manager RH et recrutement. En 1988, sa carrière prend un virage. «Chassé» par l’un des clients de son entreprise, Rowlands International, Marios Paras prend les rênes de la filiale au Grand-Duché. C’était il y a 21 ans…

Un secteur mature

Au cours de ces deux décennies, le directeur de Rowlands/Tempo Team a vu le secteur évoluer à grands pas au point d’atteindre, aujourd’hui, une certaine maturité. «Mais maintenant que notre secteur est devenu adulte, il lui faut prendre ses responsabilités», martèle-t-il. Pour lui, une de ces responsabilités majeures est de s’investir plus avant dans l’approche humaine et de contribuer au bien-être de la société en général. Mais attention, l’ouverture des esprits se doit d’être mondiale et non pas seulement locale ou européenne. C’est là que le bât blesse trop souvent, selon lui. D’un point de vue purement professionnel, les évolutions ont été tous azimuts: régularisation, associations professionnelles, relations avec l’Adem, nouvelles technologies, etc. Le secteur a grandi malgré les crises ayant émaillé l’économie grand-ducale. «C’est la troisième crise majeure que je vis», observe Marios Paras qui, de par son expérience, a repéré des cycles crise/reprise qui se répètent tous les huit/neuf ans environ.

Du devoir de responsabilité

Crise ou non, c’est dorénavant au niveau de la viabilité et du long terme que le secteur doit travailler, sur plusieurs fronts: formations, échanges intra- et interprofessionnels et responsabilités sociales, entre autres. A court terme, Marios Paras ne s’attend pas à une reprise avant le second semestre 2010. «Le secteur intérimaire connaît des demandes importantes et exceptionnelles, mais celles-ci ne sont pas le résultat d’une reprise, mais plus simplement de marchés spécifiques et ciblés.» Toujours est-il que les prémices d’une reprise se feront sentir en premier lieu dans le domaine du travail temporaire… Et sur ce point, il faut encore s’armer de patience.

Un besoin de liberté

«Ayant consacré une courte partie de mes études à l’hotel management, j’aurais très bien pu être à la tête d’un établissement hôtelier 5 étoiles», confesse M. Paras. Hors considération purement professionnelle et en bon Gréco-Anglais, il reconnaît un goût immodéré pour la liberté qui s’exprime dans sa passion pour le bateau et la mer. «Quel bonheur que de pouvoir vivre sur un trois-mâts», rêve-t-il. Mais que ce soit sur l’eau ou dans les airs (il projette aussi d’entamer des cours de pilotage de planeur), sa plus grande passion reste ses enfants…


 
 
 
 
  



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