| BIP a investi 10 millions d’euros dans la société pétrolière Royal Dutch Shell (ici, sa raffinerie de Bukom, à Singapour – Photo: Shell) |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 24.02.2010 0:00
BIP garde le cap
Faire du venture capital et du private equity n’est pas nécessairement de tout repos, surtout par les temps qui courent. BIP Investment Partners en fait depuis bientôt dix ans (la société a été créée en avril 2000 sous l’appellation BGL Investment Partners) et peut estimer ne pas avoir trop mal tiré son épingle du jeu. Cela ne l’empêche pas d’être très attentive à sa stratégie d’investissement global. Ainsi la société a-t-elle décidé de ne plus développer son activité d’investissement dans des fonds de private equity, préférant concentrer ses efforts sur les investissements directs.
Elle n’envisage, par ailleurs, pas vraiment de possibilités de sortie pour les investissements déjà existants, mais estime qu’après les corrections de 2008 et 2009, l’évaluation des investissements est arrivée à un niveau plancher.
Investissements historiques
Pour le compte de l’exercice 2009, BIP Investment Partners a enregistré un résultat global positif de 22,1 millions d'euros, qui se ventile en une perte comptable de 20,5 millions d’euros (elle était de 94,2 millions un an plus tôt) largement compensée par une variation positive de 42,6 millions des réserves de réévaluation, qui répercutent les variations de valeur du portefeuille des investissements cotés.
En 2009, la gestion de ce portefeuille de titres cotés a produit un bénéfice réalisé de 3 millions d’euros, alors qu’elle avait généré une perte de 1,8 million, assortie d’une moins-value de 134,3 millions.
Parmi les nouvelles valeurs cotées introduites dans le portefeuille de BIP, se trouvent la société pétrolière Royal Dutch Shell (pour un montant de 10 millions), le réassureur Münchener Rück (10 millions également) et le groupe minier australien BHP Billiton (6 millions).
Elle est évidemment toujours impliquée dans ses investissements «historiques» tels que SES, RTL ou encore ArcelorMittal. A noter que dans ce dernier cas, l’important investissement dans le géant de l’acier a été réduit de 40% au cours du premier trimestre 2009. Manque de chance, c’est au cours du second semestre que le titre a fortement rebondi en Bourse…
Du côté des investissements non cotés, BIP a investi quelque 41 millions d’euros dans des investissements nouveaux (contre 30 en 2008), dont 33 millions dans des investissements directs. La société s’est notamment engagée dans les développements, au Luxembourg, de Domain Invest (commerce de noms de domaines Internet) et de l’opérateur alternatif Luxembourg Télécom (ex-SIT Group).
Elle s’est, dans le même temps, désengagée du capital d’Artelis (ex-Cegecom), revendant sa participation à Enovos International. Entrée dans le capital en 2001, elle a, au passage, réalisé un bénéfice total sur l’opération de quelque 3,5 millions d’euros.
Fortement dépendante de l’évolution des marchés boursiers et du climat économique général, BIP entend, dans un avenir proche, concentrer ses investissements dans les entreprises directement exposées à la forte croissance des marchés émergents.

1275.8537 

Publier un nouveau commentaire