| Philippe Lison (Ergo Life): «Sur les trois pays où nous sommes actifs, nous avons atteint une croissance des encaissements de 20%» (Photo : Olivier Minaire) |
Par: Sébastien Lambotte | Publié le 17.03.2010 0:00
Confiance et positivisme
L’Association des Trésoriers d’Entreprise à Luxembourg (ATEL) se penchait, jeudi dernier, lors d’une conférence, sur les moyens de générer de la croissance en temps de crise, et ce au travers de la collaboration entre l’assureur Hamburg-Mannheimer et la banque privée Degroof.
Une collaboration que l’on peut considérer, en analysant les résultats d'ErgoLife, la maison mère de Hamburg-Mannheimer sur le Benelux, comme plutôt réussie. «Sur les trois pays où nous sommes actifs, nous avons atteint une croissance des encaissements de 20% en 2009 par rapport à 2008, a confié Philippe Lison, président du comité de direction d’Ergo Life. Cela alors que les prévisions, pour le secteur des assurances en 2009, étaient plutôt pessimistes. »
Parmi les priorités et les leitmotivs du groupe, une promotion de l’entrepreneuriat à l’aide de formations spécifiques et continues de ses collaborateurs. «Au cœur d’un grand groupe, en bonne santé financière, nos collaborateurs ont été capables de continuer à faire passer la confiance, malgré la crise, a ajouté Philippe Lison. Par ailleurs, notre savoir-faire, la bonne connaissance de nos produits et des aspects fiscaux contribuent aux bons résultats de l’entreprise. »
Cette croissance, au Luxembourg, Ergo Life compte bien la consolider en 2010. D’une part, par le passage d’une stratégie multimarques à une stratégie de marque unique, en regroupant sous le nom «Ergo Life» une grande partie des produits d’assurance, principalement d'épargne pension. D’autre part, en consolidant les partenariats actuels et notamment celui entamé avec la banque privée Degroof.
Créativité et transparence
Grâce à ce partenariat, Hamburg-Mannheimer parvient à se consacrer à ses métiers de cœur, l’assurance, la protection et la sécurité, tout en confiant la nécessité de faire fructifier l’épargne à une banque privée. Jan Longeval, administrateur délégué de la banque Degroof, a rappelé que personne n’était à l’abri de nouveaux aléas du marché et qu’il convenait plus que jamais d’appliquer des règles élémentaires dans la gestion du patrimoine et des risques. «L’important est de bien comprendre l’environnement dans lequel on travaille comme son client. Sans quoi, il sera difficile de trouver des solutions et des produits adéquats, capables de satisfaire les exigences de la clientèle, a-t-il expliqué. Il s’agit dans un premier temps d’analyser les risques de l’environnement en oubliant les certitudes d’avant la crise.» L’homme a ainsi mis en exergue que les marchés dépendent avant tout de chocs externes, faisant dévaler les courbes, et qu’ils ne répondent pas aux standards et aux modèles statistiques habituels. «Il faut, dans ce cadre, faire preuve de créativité et de transparence afin d’offrir une gestion alternative et personnalisée à ses clients. Cela tout en privilégiant les résultats sur le long terme.»

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