| Jacques Dahm (Bougmestre de Diekirch) |
Par: Marc Vandermeir | Publié le 26.02.2010 0:00
L’avenir passe par la Nordstad
Une image à la fois réelle et dépassée car la ville, qui fête cette année ses 750 ans, peut effectivement paraître comme étouffée et coincée. Dépassée parce que cette cité de quelque 6.300 habitants a des atouts touristiques indiscutables, d’abord, et parce qu’elle a un tissu économique réel, même si fait de PME et TPE. Et malgré l’inquiétude – pour ne pas dire le désespoir – à propos de la plus grosse entreprise locale, la Brasserie de Diekirch, c’est précisément ce tissu économique qui porte le potentiel.
Une vingtaine de PME
«Notre ville compte encore au moins une vingtaine de PME actives dans de multiples domaines, de la construction métallique aux garages automobiles en passant par tous les corps de métier du bâtiment, les divers commerces, etc. Pour moi, l’important, ce sont ces PME, car ce sont des entreprises locales qui emploient du personnel local. Il manque toutefois quelques plus grands magasins, qui créeraient une attractivité supplémentaire», note d’emblée Jacques Dahm, le bourgmestre CSV de la ville.Il ne peut toutefois que constater que, dans l’état actuel des choses, et à cause de sa situation géographique, la ville a atteint ses limites. «Ceci alors même que nous avons beaucoup de demandes d’entreprises qui veulent s’établir ou se développer et auxquelles nous ne pouvons pas répondre. De plus, le prix des loyers et des rares terrains disponibles est très élevé, ce qui pénalise la demande, surtout pour le centre-ville.»Quelles sont, alors, les perspectives? Jacques Dahm se place à plusieurs niveaux: «Bien évidemment, tout dépend avant tout de l’évolution économique en général. Ensuite, la décentralisation de certains services de l’Etat aura des répercussions ici, avec l’installation de la Direction des Eaux et Forêts. On peut penser que cela va forcément aussi attirer des familles de cette institution et donc, par effet boule de neige, influer sur le développement du commerce.»
Mais les deux grands axes de développement économique potentiel, le bourgmestre les voit dans l’achèvement de l’autoroute – «qui sera quand même bien terminée un jour» – qui désenclavera non seulement la ville, mais toute la région. «A partir de ce moment, nous ne serons en réalité plus loin du tout de Luxembourg, ce qui pourrait motiver des entreprises à venir ici, car Luxembourg-Ville sature et connaît des prix très élevés. Et, surtout, cette autoroute donnera un accès parfait à toute la Nordstad, qui est le réel axe de développement de la ville, en collaboration totale avec les cinq autres communes que sont Bettendorf, Colmar-Berg, Erpeldange, Ettelbruck et Schieren. C’est dans ce contexte global qu’il faut envisager le futur économique, car cette région pourrait se suffire à elle-même. Notre souci est d’être prêts à temps et que tous les aspects de la mobilité aient été pris en compte et résolus.»
Jacques Dahm relève encore le projet de zone industrielle, juste à côté du centre de traitement des déchets. «Il faut encore convaincre quelques agriculteurs de vendre leurs terrains, et nous espérons créer un syndicat avec Erpeldange. Preuve du réel potentiel économique: tout est en fait virtuellement déjà rempli dans cette nouvelle zone industrielle!»

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