| Frédéric de Radiguès, Photo: Julien Becker |
Par: Marc Vandermeir | Publié le 26.02.2010 0:00
Résultats savoureux
Ce succès, le directeur général l’explique notamment par trois axes de travail mis en œuvre. D’abord, la qualité du produit brassé – ce que toutes les brasseries assurent – «mais la qualité entre la cave du cafetier et le verre du client, via la pompe à pression, parce que le consommateur vous juge à chaque verre». D’où une importance capitale accordée aux lignes de débit. Le service, ensuite. «Nous mettons un point d’honneur à disposer d’une équipe un peu surdimensionnée par rapport aux points de vente, mais cela garantit un contact et un accompagnement parfaits.» Enfin, la flexibilité et la mobilité que ne peuvent offrir les grands groupes. Ainsi M. de Radiguès est-il lui-même en visite chez les clients deux à trois jours par mois. «Ajoutez à cela que nous sommes une entreprise familiale non tenue par des reportings trimestriels, c’est-à-dire beaucoup moins tenue par une politique à court terme, mais bien par le long terme».
La question de l’avenir de la concurrente Brasserie de Diekirch, qu’Inbev entend fermer pour la brasser à Jupille, en Belgique, est inévitable. «Avec l’aide du monde politique, nous avons fait une offre très attractive pour Inbev. Mais nous sommes dans l’attente et je suis très pessimiste. Je n’ai jamais vu une marque survivre à la fermeture de la brasserie. Je ne crois pas un instant que le liquide qui sera brassé à Jupille sera encore de la Diekirch, du moins au bout de quelques mois. Ce sera de la Jupiler. Là, je vois une opportunité pour tous les acteurs luxembourgeois de se répartir le volume que prenait la Diekirch.»

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