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Rolf Tarrach

Par: Frédérique Moser  |  Publié le 26.02.2010 0:00

«Une croissance modérée»


Le second plan quadriennal Etat/Université mise sur des recrutements et une recherche de haut niveau ainsi que sur l’augmentation des ressources financières de l’institution.
La qualité reste le maître mot de la stratégie de l’Université du Luxembourg pour les quatre années à venir. «Comme l’espace est limité – et ce, jusqu’au déménagement à Belval –, le nombre d’étudiants, de formations et de collaborateurs ne pourra que croître modérément», a toutefois tenu à souligner le recteur Rolf Tarrach, à l’occasion de la signature du contrat d’établissement 2010-2013 entre l’Université et l’Etat.Les piliers de cette croissance, définis par le conseil de gouvernance, sont au nombre de cinq: la garantie de la qualité, la consolidation des acquis, le renforcement du profil ainsi que l’amélioration et le développement des formations et des activités de recherche.

Le nombre des étudiants devrait passer de 4.400 (moyenne de 2009) à 5.400 à l’horizon 2013, essentiellement dans les filières de master, dont le nombre sera également augmenté. Parmi les nouveaux masters prévus, deux concernent les sciences naturelles, trois le domaine juridique, tandis que les sciences économiques devraient inaugurer un master en «audit» et un autre en «international business». Dans le domaine des sciences humaines sont notamment prévus des masters en «gouvernance européenne» ou en «architecture».

Les activités de recherche, quant à elles, seront recentrées sur cinq priorités thématiques. «Seront plus particulièrement renforcés, le domaine de la finance (sous la conduite de la Luxembourg School of Finance), la sécurité informatique, les sciences de la vie au Luxembourg Centre for Systems Biomedicine, le droit économique et européen et enfin, les activités liées à l’éducation et à l’apprentissage dans un contexte multilingue», précise la feuille de route.

Le cadre financier proposé par l’Université a été validé par le gouvernement, ce qui permettra de hisser les contributions financières du ministère de tutelle de 72 millions d’euros en 2009 à 119 millions en 2013. Parallèlement, l’Université vise une croissance de son financement externe de 76% par rapport à 2009, exercice durant lequel plus de 13 millions d’euros provenaient de sources non étatiques. Dans les quatre années à venir, l’institution entend aussi renforcer son profil d’université internationale et multilingue, centrée sur la recherche et qui encourage fortement la mobilité de ses étudiants. Pour ceux inscrits en formation de bachelor, elle vise un taux de 70% de mobilité au-delà de la Grande Région.Une évaluation externe portant sur l’administration, les enseignements, les recherches et les travaux des enseignants-chercheurs sera réalisée en 2013, avec un examen à mi-parcours en 2011.


 
 
 
 
  



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