| Françoise Hetto - Gaasch (Ministre de l'égalité des Chances), (Photo: David Laurent/Wide) |
Par: Frédérique Moser | Publié le 26.02.2010 0:00
Les disparités ont la vie dure
Par ailleurs, le gouvernement veut procéder à «une ventilation par sexe des données clés de l’emploi, afin de mieux analyser l’impact de la crise sur les femmes et les hommes et faciliter la prise de mesures pour contrecarrer les effets négatifs à l’égard de l’un ou l’autre sexe». Bien que les autorités annoncent vouloir «inciter les entreprises à une obligation de résultats» pour atteindre la stricte égalité de traitement, le PAN ne comprend pas de mesure coercitive.
Or, de l’avis de certains députés, comme Viviane Loschetter (Déi Gréng) ou Lydie Err (LSAP), le seul moyen de faire changer les pratiques est de devenir contraignant, en mettant en place un
système de sanctions pour les entreprises «fautives». Une idée à laquelle les ministres Nicolas Schmit (Travail et Emploi) et Françoise Hetto-Gaasch (Egalité des Chances) ne se déclarent pas totalement hostiles, a priori. Reste à trouver la bonne méthode pour dépister les contrevenantes et convaincre les dirigeants de mieux s’impliquer dans les politiques en faveur de l’égalité. Car les obstacles demeurent nombreux: absence de volonté de travailler sur cette question (seules deux entreprises se sont déclarées intéressées par l’outil Logib), manque de transparence sur les salaires, difficultés pour obtenir des chiffres comparables (en raison des avantages extra-légaux, bonus, etc.)…
Pour Nicolas Schmit, deux pistes méritent d’être explorées: accroître les moyens d’action des délégués à l’égalité, dans les entreprises; et créer au sein de l’Inspection du Travail et des Mines, un service dédié aux enquêtes sur les inégalités salariales.

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