| Eliane Fuchs (POG): «Je quitte la présidence en étant assurée d'avoir amené le POG là où il devait aller» (Photo: Etienne Delorme) |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 21.05.2010 0:00
Une page se tourne au POG
Elue au conseil d’administration du POG (Personnel Officers Group) en septembre 2000 et devenue présidente en mai 2004, Eliane Fuchs a décidé de tourner la page. A l’occasion de la dernière assemblée générale de l’association, le 19 mai dernier, elle a en effet souhaité ne pas rempiler pour un nouveau mandat. «Je quitte la présidence en étant assurée d'avoir accompli ma mission et d'avoir amené le POG là où il devait aller, explique-t-elle, consciente que la route est évidemment loin d’être achevée. Il y a encore du travail, il faut rester à l'écoute des autres, de leurs besoins, de l'évolution de la société en général. Au sein du CA, nous avons commencé à revoir notre stratégie, nos valeurs, à imaginer le POG dans 10 ans. Je laisserai le nouveau président relever ce défi passionnant avec sa nouvelle équipe.» Un nouveau président qui n’a pas encore été désigné, mais que le conseil d’administration de l’association devrait élire dans les prochaines semaines.
Les mentalités changent
Il trouvera, en tous les cas, une association en plutôt bonne santé. Il y a dix ans, le POG, qui avait choisi de se concentrer, initialement, sur le seul secteur financier, ne comptait qu’une petite cinquantaine de membres. «Il y a encore quelques années, nous toquions aux portes pour convaincre des gens de venir participer à nos évènements, se souvient-elle. Aujourd'hui, c'est tout le contraire; ce sont eux qui viennent vers nous et nous demandent d'intégrer le POG.» L’association, qui s’est ouverte, entre temps, à tous les secteurs d’activité, compte aujourd’hui 113 membres, «et encore en avons-nous perdu plus d’une dizaine en 2009 à cause de la crise.»
Mais il n’y a pas que l’association qui s’est ouverte. Les mentalités aussi. Car pendant longtemps, les DRH n’ont pas, pour la plupart, montré un réel enthousiasme à l’idée de remettre en question leur façon de faire, leur business, bref, d’innover. «Aujourd'hui les choses ont bien changé et la crise est en train d'accélérer ce changement profond de la fonction, assure la désormais future ex-présidente du POG (elle assure l’intérim en attendant que soit élu son successeur). Un DRH doit être un leader qui inspire, qui innove, qui ne craint pas d'apprendre de nouvelles techniques et à travailler en partenariat avec des médecins, des coachs, des spécialistes en communication.»
Désormais engagée dans d’autres défis – en particulier la défense de la cause des femmes et du leadership féminin, «non pas en me battant contre les hommes, mais bien en travaillant avec eux, car c'est ensemble que nous pourrons construire une société dynamique, prospère et visionnaire», Eliane Fuchs n’entend pas pour autant abandonner tous ses compagnons de route du jour au lendemain. D’ailleurs, l’une de ses dernières actions en tant que présidente du POG aura été d’établir un partenariat avec l’association des Femmes Leaders du Luxembourg en vue de la création d’une Leadership Academy, qui devrait voir le jour fin septembre 2010.

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