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Photo: David Laurent/Wide

Par: Sébastien Lambotte  |  Publié le 02.07.2010 0:00

En mode continu


eBRC vient d’inaugurer son quatrième centre de résilience à Kayl et annonce déjà le développement d’un cinquième site au niveau de Betzdorf.
eBRC a inauguré, fin juin, son tout nouveau data centre à Kayl, dans le sud du pays. C’est le quatrième centre de données ouvert par la filiale des P&T, spécialisée dans les solutions de résilience d’activités et d’agilité pour permettre à ses clients de faire face, notamment, aux risques opérationnels… en attendant un cinquième, actuellement en cours de développement au niveau de Betzdorf et qui devrait être opérationnel à l’horizon 2012.

A Kayl, l’investissement –«de plus de 100 millions d’euros», a précisé Yves Reding, directeur général d’eBRC – s’est traduit dans un outil de pointe qui fait la part belle à la fois à une sécurité optimale et à de nouveaux services de qualité. Ce quatrième data centre abrite une surface de 5.000 m2 dédiée à l’hébergement de serveurs. Né un an à peine après celui que l’entreprise a ouvert du côté de Windhof, il devrait suivre le même parcours. «En mai dernier, notre Resilience Centre Luxembourg West est devenu le premier data centre d’Europe continentale à bénéficier de la classification Tier IV-Design (le plus haut niveau de classification, ndlr.). Et nous espérons pouvoir bénéficier du même agrément pour le data centre de Kayl d’ici la fin de l’année», a expliqué le directeur.

Au-delà de ses performances techniques «capables de répondre aux besoins des clients les plus exigeants», la nouvelle infrastructure s’inscrit dans une démarche de développement durable. Les data centres, en effet, ont la mauvaise réputation de consommer énormément d’énergie. Yves Reding ne le dément pas. Mais il affirme, que cette nouvelle structure se veut bien plus verte que celle de Windhof. «Et le suivant, à Betzdorf, sera encore plus vert, assure-t-il. Notre volonté est bien de nous inscrire dans cette démarche durable, tant au niveau environnemental que socio­économique. Nous investissons dans le long terme, en privilégiant, derrière ces infrastructures, le développement de compétences qui feront du Luxembourg un pôle d’excellence en la matière.»

Au niveau du bâtiment, une réflexion importante a permis de réaliser de substantielles économies d’énergie. C’est toute la chaîne de consommation qui a été remise en question. eBRC, en amont, va chercher de l’énergie verte. A l’intérieur même du bâtiment, tout a été réorganisé pour réduire la consommation, depuis les modes de refroidissement des salles jusqu’à l’optimisation des serveurs. Cela, bien entendu, sans nuire à la protection des informations et à la qualité des services proposés. «Par rapport aux data centres que l’on concevait il y a quinze ans, on opère un gain d’environ 40% d’énergie», assure Yves Reding.

Visées internationales

eBRC compte s’appuyer sur ces éléments inhérents au développement durable dans son approche commerciale et marketing. L’entreprise, qui fête ses dix ans, a d’ailleurs profité de cette inauguration pour dévoiler son nouveau logo et l’image très «green» qu’elle souhaite désormais afficher. En ouvrant ce nouveau data centre, eBRC veut explorer de nouvelles pistes et s’ouvrir sur l’étranger. «Cet outil doit nous permettre d’aller chercher des clients au-delà de nos frontières et de manière plus diversifiée. Ainsi, nous pouvons attirer une clientèle exigeante, active notamment dans l’e-business, qui a besoin d’une puissance importante, mais aussi d’une sécurité optimale», explique Yves Reding.

Opérationnel, dans les faits, depuis le 31 mars, le data centre de Kayl connaît ses premiers succès et accueille déjà des clients d’origines diverses, déjà en production ou en cours d’implémentation. «Nos services à haute valeur ajoutée sont aujourd’hui concentrés au Luxembourg. Mais le Grand-Duché est un village et nous devons aller chercher notre clientèle dans un océan. Il nous faut donc aller prêcher la bonne parole. Nous sommes actuellement occupés à construire une équipe internationale. Un bureau est d’ores et déjà opérationnel à Paris et des structures à Bruxelles et Francfort verront le jour avant la fin de l’année. La Suisse nous intéresse aussi.»

Après l’ouverture du data centre de Betzdorf, en 2012, eRBC envisage déjà le développement de nouveaux sites à l’étranger.


 
 
 
 
  



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