| La progression du volume des communications mobiles a été moins forte en 2009 par rapport à celle enregistrée en 2008. (Photo: Luc Deflorenne, archives) |
Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 21.07.2010 0:00
Télécoms: revenus stables en 2009
Le nombre de raccordements téléphoniques au réseau fixe a atteint 263.900 unités (+1%) alors que le nombre de raccordements mobiles a évolué de 1,8% à 720.000 abonnements, dont 63,8% de contrats de type «post paid» (abonnement), contre 60,5% un an plus tôt.
Téléphonie fixe: faible croissance
Dans le réseau fixe, le revenu global est passé de 250,8 à 254,8 millions d’euros (+ 1,59%), une croissance faible comparée aux années précédentes. La plus grande partie de ces revenus vient des services de voies louées, y compris des lignes à très haute vitesse et la transmission de données par paquets, qui représentent 88,4 millions d’euros, soit plus d’un tiers du total. «Une importance bien singulière vis-à-vis des autres pays de l’Union européenne», relève le rapport de l’ILR. Les services Internet à large bande, eux, ont généré un revenu de 48,3 millions d’euros, soit l’augmentation annuelle la plus importante de 9,28%.
«Cependant, comme partout en Europe, on peut constater que même les services en croissance ne permettent que de garder un niveau des recettes comparable aux années précédentes», note l’Institut de Régulation, qui fait également état d’une baisse de plus de 5% du revenu généré à partir des communications téléphoniques fixes. Une évolution évidemment liée à la baisse des tarifs pratiquée par les opérateurs, notamment à l’international.
En 2005, ces revenus internationaux s’étaient élevés à 42,5 millions d’euros. Ils n’étaient plus que de 33,6 millions en 2009 (-21%). «Il est intéressant de noter qu’avec l’introduction d’offres de type ‘flat rate’, les revenus baissent tandis que les volumes correspondants restent plus ou moins stables ou peuvent même augmenter. Cette situation est particulièrement prononcée pour le trafic téléphonique du réseau fixe vers le réseau mobile ‘fixe vers mobile’», indique l’ILR.
Mobiles: rythme ralenti
Pour le réseau mobile, si le volume des communications est en hausse (+9,7% à 792,4 millions de minutes), la croissance est fortement ralentie par rapport à l’année précédente (+26,8%). La plus grande part de ces communications se fait entre deux abonnés d’un même réseau (305 millions de minutes, +5%), mais la plus forte croissance (+20,5%) est enregistrée pour les communications entre deux abonnés de deux réseaux mobiles différents (184 millions). Les SMS, eux aussi, enregistrent une croissance plus faible: +9,3% (438,5 millions de messages) contre +38% un an plus tôt.
En termes de revenus, la baisse de 0,6% enregistrée (250,8 millions) confirme le mouvement de repli des tarifs facturés aux utilisateurs finaux. «Les offres ‘flat rate’ à tarif plafonné proposées par les opérateurs aux clients finals ont comme conséquence que le volume des communications sur le réseau mobile augmente de façon beaucoup plus prononcée que le revenu des opérateurs mobiles», confirme le rapport.
A noter une légère progression de 3,3% des revenus pour le trafic de terminaison et des appels internationaux entrants. «Cette dernière croissance semble absorber la baisse des tarifs de gros de terminaison imposée par l’Institut et la réglementation européenne concernant les tarifs d’itinérance», commente l’ILR.
Internet large bande: les alternatifs progressent
En matière d’Internet à large bande, à l’heure où le gouvernement a lancé un grand plan d’action national pour le développement de l’ultra haut débit dans le pays, le nombre total d’abonnés était, fin 2009, de près de 160.000, soit une croissance de 11,3%, stable par rapport à l’année précédente (+11,4%), mais en net recul par rapport aux années précédentes (plus de 30%). «Une phase de maturité de la demande de nouveaux raccordements Internet à large bande est donc prévisible», indique l’ILR qui ne doute pas que la migration vers la fibre optique dans le réseau «va probablement dynamiser le marché d’accès à large bande».
Avec un taux de pénétration de l’Internet à large bande supérieur à 32% fin 2009, le Luxembourg affiche toujours un des taux les plus élevés en Europe. Si la part de marché détenue par l’opérateur historique est également une des plus élevées de toute l’Union européenne, elle tend à progressivement se réduire. Ainsi, le dégroupage de la boucle locale, qui permet de s’affranchir d’un abonnement auprès de l’opérateur historique, «a continué d’augmenter plus vite sur base annuelle que la revente de produits de l’EPT», note le rapport. Elle a en effet été de 18% contre 8%.

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