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Guy Schuller et Paul Zahlen ont analysé
la situation luxembourgeoise. (Photo: Statec)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 16.08.2010 0:00

L’argent fait le bonheur des riches


Les Luxembourgeois aux revenus les plus élevés sont à 94% satisfaits de leur vie. Le pourcentage est supérieur à la moyenne de la zone euro, indique le Statec.
Dans les pays développés, le sentiment de bonheur n’est pas toujours lié à la richesse ou au niveau de revenus. Plusieurs études ont mis en évidence une déconnexion entre bien-être matériel et bien-être subjectif, notamment mesuré par le sentiment de bonheur exprimé dans des sondages.

Indicateur composite

Au Statec, deux experts ont tenté d’analyser cette relation au Luxembourg.

Guy Schuller et Paul Zahlen confirment qu’au Grand-Duché aussi, «d’autres facteurs commencent à avoir une importance relativement plus prononcée pour déterminer le bonheur des citoyens».

Leur étude indique d’ailleurs que le gouvernement encourage le développement d’un «indicateur composite du bien-être au delà de l’indicateur traditionnel PIB/tête en vue de la mesure du progrès de la société et du bien-être dans une optique de long terme».

L’Observatoire de la Compétitivité y travaille, avec le Conseil Supérieur pour un Développement Durable (CSDD) et le Conseil Economique et Social (CES).

Bien-être subjectif

Il ressort toutefois de ce travail une tendance plus marquée au Luxembourg que pour la moyenne de la zone euro: le bien-être subjectif y est, d’une façon générale, plus développé parmi les personnes qui disposent d’un revenu élevé que parmi celles qui disposent d’un revenu faible. «Au Luxembourg, 71% des personnes situées dans le quintile des revenus les plus faibles affirment être satisfaites de leur vie», constatent Guy Schuller et Paul Zahlen. C’est inférieur à la moyenne de la zone euro (72,8%).

En revanche, «dans le quintile des revenus les plus élevés, ce pourcentage monte à près de 94% (contre 88% pour la moyenne de la zone euro, ndlr), soit un différentiel de plus de 20 points».

Les auteurs indiquent par ailleurs que les inégalités en termes de satisfaction dépendent du niveau d’éducation ou du statut socio-professionnel: «77% des travailleurs manuels sont satisfaits de leur vie, alors que ce pourcentage atteint 92% pour les cadres dirigeants et professions intellectuelles.»


 
 
 
 
  



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