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La Maison de la finance (Photo: Olivier Minaire/archives)
La BCEE et Raiffeisen avaient passé les tests haut la main.

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 17.08.2010 0:00

Doutes sur la qualité des stress tests


L’OCDE émet des réserves sur les tests d’endurance auxquels ont été soumises les banques européennes. Moins d’un mois après la publication des résultats, les cours boursiers sont retombés.

Le 23 juillet, la publication des résultats des tests d’endurance avait produit les effets escomptés: rassurer les investisseurs sur la solidité des banques européennes.

Seule une poignée d’établissements (espagnols et allemands) sur 91 examinés n’avait pas été reçue aux examens du CEBS (Committee of European Banking Supervisors).

Dexia a abandonné 15%

Moins d’un mois plus tard, l’inquiétude s’est de nouveau immiscée dans les esprits. Et les cours boursiers ont souvent reperdu toute l’avance prise entre fin juillet et les premiers jours du mois d’août. C’est notamment le cas de Dexia, dont l’action a abandonné environ 15% depuis le 5 août.

Les doutes sur la sévérité des épreuves ont été corroborés par un article tout juste publié par l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques).

Si l’institution internationale se réjouit des conclusions globalement positives du régulateur bancaire, elle note que «les marchés restent préoccupés par les problèmes liés à la dette souveraine et continuent même à anticiper le défaut de certains Etats». L’OCDE observe aussi que les marchés d’actions demeurent fragiles et que les banques sont toujours avares en crédits.

Portefeuilles bancaires

Dans leur article, les auteurs Adrian Blundell-Wignall et Patrick Slovik soulignent que les stress tests n’ont tenu compte que des emprunts d’Etat détenus dans les portefeuilles de négociation (trading books) des établissements et pas des portefeuilles bancaires (banking books), où les titres sont, en principe, conservés jusqu’à leur échéance. Or, les portefeuilles bancaires sont beaucoup plus volumineux et les pertes potentielles y sont plus importantes (139 milliards d’euros contre 26 milliards seulement pour les portefeuilles de négociation).

L’OCDE souligne enfin que ces portefeuilles sont très déséquilibrés car les banques sont très souvent lourdement exposées au risque de dette souveraine de leur propre pays.


 
 
 
 
  



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