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Fémy Mouftaou, directeur des opérations, et Christophe
Lentschat, managing director. (à droite) (Photo: Apex)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 20.08.2010 0:00

«Nous ne sommes pas sur les mêmes marchés qu’EFA»


Spécialisée dans les pays émergents, la société d’administration de fonds Apex Fund Services vient d’ouvrir un bureau au Luxembourg. Son directeur Christophe Lentschat nous en explique les raisons.
Monsieur Lentschat, pouvez-vous décrire Apex Fund Services et ses activités?

«Apex est essentiellement détenue par deux actionnaires privés britannique et irlandais. Ils ont commencé dans les hedge funds à partir des Bermudes pour les marchés anglo-saxons. Il existe aujourd’hui une quinzaine de bureaux dans le monde. Les effectifs du groupe atteindront environ 200 personnes d’ici à la fin de cette année.

Au Luxembourg, nous sommes une société d’administration centrale de fonds d’investissement, avec un statut de PSF (Professionnel des Services Financiers). Le bureau emploie quatre personnes et prochainement cinq. Nous comptons actuellement 12 compartiments et allons recruter au fur et à mesure.

Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents?

«Nous faisons exactement le même métier qu’une société comme EFA (European Fund Administration, un des leaders sur le marché luxembourgeois avec 1.547 compartiments d'OPC administrés, ndlr) où j’ai travaillé, mais nous ne sommes pas forcément sur les mêmes marchés d’un point de vue géographique et d’un point de vue de type de clients. Apex est active dans les pays émergents et veut aujourd’hui vendre son expertise en Europe.

Est-ce la raison de votre implantation ici?

«Oui. Beaucoup de sociétés comprennent aujourd’hui qu’un fonds européen est sans doute plus intéressant, d’où une demande forte pour la place de Luxembourg. La deuxième raison de notre venue ici est que beaucoup de nos clients utilisaient des véhicules off-shore (comme ceux domiciliés aux Iles Caïmans, ndlr) pour la gestion de hedge funds, de fonds immobiliers et de private equity.

Ils se rendent compte que les "véhicules Caïmans" sont moins bien acceptés aujourd’hui. Ce n’est pas forcément lié à la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers), mais plutôt à des raisons commerciales et à une méfiance accrue des clients depuis la crise. Il ne s’agit pas non plus forcément de "re-domiciliation", comme on l’entend souvent dans les conférences, mais plutôt de création de fonds miroirs, avec parfois une légère différenciation des produits.»


 
 
 
 
  



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