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72% des Européens veulent un contrôle plus strict
des grands groupes financiers.
(Photo: Luc Deflorenne/archives)

Par: Nicolas Raulot  |  Publié le 26.08.2010 0:00

Plus de coordination économique, réclament les citoyens


Selon l’enquête Eurobaromètre, 75% des Européens et 81% des Luxembourgeois attendent des Etats membres qu’ils harmonisent davantage leurs politiques économiques. Dans le même temps, la confiance dans les institutions européennes recule nettement.

Pour surmonter les difficultés actuelles, les citoyens européens aspirent à une gouvernance économique renforcée. Selon l’enquête Eurobaromètre du printemps 2010, publiée ce jeudi, 75% des Européens et 81% des Luxembourgeois pensent qu’une coordination plus étroite des politiques économiques et financières des Etats membres de l’Union européenne permettrait de lutter plus efficacement contre la crise économique. 26.641 personnes ont été interrogées en Europe dans les 27 Etats membres, entre le 5 et le 28 mai, c’est-à-dire au plus fort moment de la crise grecque et des dettes souveraines.

Contrôle des banques

Le pourcentage est de 2 points supérieur (6 pour le Luxembourg) à celui de la précédente enquête, réalisée à l’automne 2009.

72% des Européens (+4 points) se sont également prononcés en faveur d’un contrôle plus strict par l’Europe des activités des grands groupes financiers internationaux. Un pas a été franchi dans ce sens depuis, avec les tests de résistance réalisés sur 91 banques européennes par le CEBS (Comité Européen des Contrôleurs Bancaires) et dont les résultats, jugés rassurants, ont été publiés le 23 juillet. 

«Le fait qu’une majorité significative se prononce en faveur d’un renforcement de la gouvernance économique européenne montre que, pour les citoyens, une partie décisive de la solution à la crise passe par l’Union européenne», a commenté la Luxembourgeoise Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne.

Il faut toutefois noter que d’autres parties de l’enquête ont donné des résultats contraires à propos de l’évolution du sentiment européen.

Proche du plancher

Interrogés sur les avantages de faire partie de l’Union européenne, 49% seulement des Européens ont déclaré que l’adhésion de leur pays était une «bonne chose». C’est 4 points de moins qu’à l’automne dernier et à peine plus (48%) qu’au printemps 2001, lors de la récession provoquée par l’éclatement de la bulle internet. Le taux n’est plus très loin du plancher historique (46%) atteint au printemps 1997.

De même, la confiance dans les institutions de l’Union européenne (42%), quoique plus élevée que celle manifestée à l’égard des gouvernements et des parlements nationaux (respectivement 29% et 31%), a chuté de 6 points par rapport à la précédente enquête.


 
 
 
 
  



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