| Carole Retter: «Nous disposons d’une réelle expertise sur le marché luxembourgeois.» |
| (Photo: Etienne Delorme/archives) |
Communication | Par: Jean-Michel Gaudron | Publié le 25.10.2011 7:00
Coup de jeune chez Moskito
Créée il y a sept ans, Moskito connaît un changement majeur, avec la promotion de Carole Retter en tant que nouvelle CEO. Une fonction qui n’existait jusqu’alors pas vraiment, puisque la direction de l’agence tournait essentiellement autour de ses cerveaux historiques: Änder Hirtt, en tant que directeur créatif audiovisuel et Claude Moes pour le volet «print», tous deux sous le regard bienveillant de Jean-Claude Bintz, président du conseil d’administration.
Historiquement, Moskito a pris son envol en 2004. La société était, à ce moment-là, une filiale de l’opérateur Voxmobile, dont elle assurait toute la communication. Lorsque son fondateur, Jean-Claude Bintz, céda ses parts Mobistar, puis quitta Vox pour créer sa nouvelle société Lakehouse, il emmena avec lui toute l’équipe dans sa maison du lac à Steinsel. Carole Retter, qui était alors dans le service marketing de Vox, suivit le mouvement. «Nous avons pensé qu’elle est la meilleure personne pour reprendre la gestion de la société, estime M. Bintz. Moskito entre dans une phase de développement. Sa formation (marketing management en Angleterre, ndlr.) et son expérience à la fois en agence et dans le domaine du marketing (chez Utopolis, puis Vox, ndlr.) sont de précieux atouts. Et elle est certainement davantage en prise directe avec les nouvelles évolutions multimédia.»
Pas de dettes
L’intéressée, elle, n’envisage évidemment pas de révolutionner une boutique qui a parfaitement su tourner la page Orange, lorsqu’il a fallu se passer de ce qui constituait le client majeur de l’agence, assurant à lui tout seul les deux tiers des 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Moskito, en 2011, affichera 1,5 million d’euros de revenu et pas un euro de dette. «Nous allons évidemment continuer à avancer en tant qu’agence full service, en mettant l’accent sur les réseaux sociaux et les communautés web, explique Carole Retter. Nous voulons surtout montrer que nous ne sommes pas uniquement une agence spécialisée dans l’audiovisuel. Nous disposons d’une réelle expertise sur le marché luxembourgeois, d’autant plus que nous sommes presque tous (sept sur huit, ndlr.) Luxembourgeois et, donc, consommateurs dans le pays. C’est un facteur très important à mes yeux.»
Si l’audiovisuel représentait 90% de l’activité il y a peu, la part est désormais tombée à 40%, l’agence (qui d’ailleurs s’est affranchie de l’appellation «Productions»), s’étant parfaitement diversifiée, à la recherche permanente de nouvelles niches. «On ne peut évidemment rester focalisé principalement sur la communication print. C’est intéressant d’être toujours à la recherche de nouvelles opportunités pour positionner nos annonceurs de la meilleure façon. Avec Internet, de surcroît, les possibilités interactives sont immenses.»

1231.5375 

Publier un nouveau commentaire