Communiqué le 20.06.2003 1:00
Assemblée Générale Annuelle de l'IRE
Le Président, Pierre Krier, a résumé les activités menées au cours des 12 derniers mois par l'IRE, activités qui s'inscrivent dans le plan d'action triennal du Conseil présenté lors de l'assemblée générale de juin 2001. Ce plan définit quatre axes stratégiques: la gouvernance de l'IRE, la formation professionnelle, les services aux membres et les relations publiques.
Le Conseil de l'IRE a présenté les résultats de la deuxième année d'application du contrôle confraternel. Ce dernier est considéré comme le moyen le plus efficace pour vérifier la qualité du travail des réviseurs d'entreprises en conformité avec les recommandations professionnelles. Le contrôle confraternel est organisé de manière à remettre au réviseur contrôlé une appréciation constructive sur son organisation et ses démarches professionnelles, lui permettant ainsi d'améliorer la qualité des services prestés. Quoique les observations soulevées démontrent un caractère perfectible des travaux de certains réviseurs d'entreprises, le bilan des contrôles effectués en 2002 et 2003 est satisfaisant.
Les scandales financiers de 2002 ont ébranlé les marchés de capitaux. Les investisseurs, créanciers et employés ont perdu confiance dans les organes de direction et de contrôle des entreprises. La profession des auditeurs externes a été au centre de cette tourmente et a subi des changements profonds qui ne sont pas encore arrivés à terme. Le Congrès américain a mis en place, en quelques mois seulement, une loi sur le gouvernement d'entreprises ("Sarbanes-Oxley Act") qui a des implications significatives pour les auditeurs externes même en dehors des Etats-Unis. La Commission européenne a publié une recommandation professionnelle sur l'indépendance des contrôleurs légaux de comptes annuels d'entreprises qui constitue une première réponse européenne face aux exigences américaines.
Certains types de prestations de conseil ou d'assistance ne peuvent pas être offerts par le cabinet qui assume un mandat de contrôle légal des comptes auprès d'une entreprise. L'indépendance des auditeurs externes repose désormais sur trois principes fondamentaux: le professionnel ne peut pas auditer ce qu'il a mis en place lui-même ; il ne peut pas s'impliquer dans le processus de gestion de son client d'audit et il doit s'abstenir de défendre les intérêts de son client vis-à-vis de tiers.
Dans ce contexte, l'assemblée générale a adopté deux textes importants: tout d'abord, un code de déontologie qui met en phase la déontologie des réviseurs d'entreprises avec les exigences de la profession d'aujourd'hui et de demain et, en second lieu, une mise à jour de la recommandation professionnelle relative au contrôle confraternel qui converge désormais vers la recommandation européenne portant sur le contrôle de qualité du contrôleur légal des comptes.
L'assemblée générale a aussi adopté de nouvelles recommandations professionnelles de révision à caractère technique.
Le Président a finalement souligné la collaboration active de l'IRE au sein du Comité de Pilotage Anti-Blanchiment (COPILAB) qui a pour objectif notamment de mettre en oeuvre une approche commune et coordonnée de tous les acteurs économiques dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Le mandat des membres du Conseil étant venu à échéance, les réviseurs d'entreprises ont élu leurs nouveaux représentants soit: Pierre Krier (Président), Eric van de Kerkhove (Secrétaire), Werner Weynand (Trésorier), Eric Damotte, Marc Lamesch, Pascal Rakovsky et Jean Zeimet.
L'IRE est une association professionnelle ayant la personnalité juridique et est régie par la loi du 28 juin 1984 portant organisation de la profession de réviseur d'entreprises. L'IRE ne compte pas moins de 290 réviseurs qualifiés et environ 330 stagiaires. Au Luxembourg, quelque 3700 personnes assurent, au sein de cabinets de réviseurs d'entreprises ou auprès des professionnels indépendants, des missions très diversifiées (p.ex.: contrôle légal des comptes annuels, apports autres qu'en numéraire, versement d'acompte sur dividende, etc.).
Toutes ces missions exigent du réviseur d'entreprises de s'assurer, par des vérifications approfondies, que l'information financière fournie par une entreprise est valide et qu'il est possible de l'utiliser en toute confiance.
De plus, les autorités de contrôle, telles que la Commission de Surveillance du Secteur Financier et le Commissariat aux Assurances, exigent des réviseurs d'entreprises de participer à la surveillance prudentielle en les informant sur divers aspects relatifs aux professionnels du secteur concerné. Ce travail, complémentaire aux travaux des autorités de contrôle, contribue à l'efficacité de cette surveillance.

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